Les masques d'Azr'Khila, de Charlotte Bousquet


Je l’avoue, c’est d’abord grâce à sa couverture que je me suis intéressée à ce roman ! Je n’avais encore jamais lu Charlotte Bousquet, bien que plusieurs de ses livres figurent dans ma PAL numérique. Mais avec la sortie du second volume de ce diptyque intitulé Shâhra, je n’ai pas pu résister plus longtemps à ce visage scindé en deux à l’image de celui de la Déesse de la Vie et de la Mort, Azr’Khila. Alors, êtes-vous prêts à me suivre dans un fabuleux voyage en Orient ? C’est parti !

Les masques d’Azr’Khila retrace le destin commun de quatre jeunes femmes : Aya Sin, une augure sous influence, à la fois de l’aziram, une drogue, mais aussi d’un djinn immortel prisonnier dans un corps d’homme vieillissant ; Djiane, la fille d’un grand seigneur qui, après l’avoir formée à l’art de l’âram, un combat dansé, la promet à un homme qu’elle exècre ; Arkhâne, une apprentie chamane androgyne, à la fois fille et garçon, à qui on a volé l’essence même de son identité ; et enfin Tiyyi, une orpheline kenzi qui s’ignore. Quatre femmes douées de talents très particuliers, dans un monde désertique, dur, dominé par les hommes. Quatre femmes sur lesquelles veille la Déesse de la Vie et de la Mort, Azr’Khila.

J’ai rarement eu l’occasion de lire de la fantasy orientale et j’ai adoré. L’univers créé par l’autrice est juste extraordinaire : envoûtant, peuplé de créatures mystérieuses, sous l’influence de divinités qui ne le sont pas moins, où les personnages sont confrontés à des pouvoirs qui les dépassent. Le début m’a paru un poil confus mais j’ai vite trouvé mes marques et la suite n’a été que pur plaisir. Le style est très immersif et plein de poésie. On est transporté dans cet univers beau et magique mais aussi violent et terrible. Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant voyagé avec une lecture.

Quant aux héroïnes auxquelles on s’attache, elles ont toutes subi la brutalité de ce monde et s’efforcent de s’en relever. Les chapitres alternent de l’une à l’autre mais on s’émeut de leur sort à toutes, même si j’avoue avoir été particulièrement touchée par le sort d’Arkhâne. On croise très fort les doigts pour que leur quête initiatique soit couronnée de succès, qu’elles trouvent la rédemption ou le sens qu’elles cherchent à donner à leur existence. Et quelle frustration d’arriver au bout sans avoir le dernier mot de l’histoire !

La suite, Les voiles d’Azara, vient de sortir et devrait rejoindre ma PAL très prochainement - Père Noël, m’entends-tu ? - et j’ai vraiment hâte de la découvrir. Je ne suis pas passée loin du coup de cœur ! J’ai été emportée par cet univers, si riche, si beau et dépaysant, la destinée de ces femmes et la poésie du style de l’autrice dont j’ai aussi très envie d’explorer d’autres univers. A très vite, Charlotte !

Note : 

Plus d'informations

Shâhra, tome 1 : Les masques d'Azr'Khila, de Charlotte Bousquet
Editions Mnémos (2018) - 325 pages - Support numérique - Fantasy

Djiane, héritière d’un art mortel et secret, est donnée contre son gré à un seigneur tyrannique. Arkhane, apprentie chamane, est privée en une nuit de son identité et de ses dons. Abandonnée dans un reg aride, elle ne doit sa survie qu’à la protection d’un étrange vautour. Seule rescapée de l’attaque d’une gigantesque créature des sables, Tiyyi, une jeune esclave tente d’échapper à la fournaise de Tessûa. Recueillie par des nomades, elle découvre peu à peu ses pouvoirs. Et dans l’ombre, un immortel en quête d’humanité, un djinn prisonnier d’un corps vieillissant, prêt à tout pour devenir un dieu…

Le site de l'autrice : https://charlottebousquet.fr/


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