mercredi 20 octobre 2021

Ma PAL de l'automne


Je vous retrouve aujourd'hui pour le nouveau rendez-vous livresque du blog : ma PAL de... la saison ! Au premier jour de chaque nouvelle saison, je me fixe une liste de dix livres à lire durant les mois à venir. Des romans qui ne sont pas forcément liés à la saison en question d'ailleurs, mais que j'ai envie de lire prochainement, c'est tout simple.

Si la liste a été fixée en temps et en heure, c'est avec près d'un mois de retard que je vous la propose ici. Il s'y trouve quelques tomes de sagas, puisque l'un de mes objectifs de cette seconde partie de l'année est toujours d'avancer dans mes sagas. Il y a aussi un roman qui fera l'objet d'une lecture commune : Le secret de Crickley Hall, de James Herbert, ma participation à la LC de l'automne sur l'Imag'In Café.

Cela ne signifie pas que je ne lirai que cela cet automne, juste que j'aimerais lire au moins ça. Alors vais-je réussir à votre avis ? Rendez-vous à la fin de l'automne pour le verdict.

mardi 19 octobre 2021

Justicière, 2ème partie, de Brandon Sanderson


On se retrouve enfin avec une nouvelle chronique, celle de la seconde partie de Justicière, de Brandon Sanderson. Très honnêtement, j’ai eu beaucoup de mal à en venir à bout, j’ai passé plus d’un mois dessus et si je devais résumer mon ressenti en un mot, ce serait “longueur”. D’ailleurs, pour la première fois, j’en viens à m’interroger sur mon envie de poursuivre cette saga tant j’ai eu l’impression de passer à côté de ce sixième tome (en français). Enfin, qui vivra verra, revenons à nos moutons.

Les peuples de Roshar doivent donc faire face à une nouvelle Désolation, l’ultime, menée par Abjection et ses Parshes. Secondé par Shallan, Adolin et Kaladin, Dalinar s’échine à unifier les royaumes pour mener à bien la résistance, mais son propre passé le hante et ne l’aide en rien à s’attirer la confiance de ses semblables. En face, après un millénaire de servitude, les Parshes éveillés sont un poil en colère et le font savoir. Les esclaves deviennent les maîtres et ils ne font pas dans la dentelle.

Ça a l’air plutôt sympa, me direz-vous, et sur le papier, ça l’est, sauf qu’il y a deux points où le bât blesse. Le premier, ce sont les longueurs. Sur les 848 pages de l’ebook, il ne se passe pas grand chose pendant les 600 premières, il faut bien le dire. C’est long, mais c’est long… Les personnages suivent leur petit bonhomme de chemin, évoluent à pas de fourmis tandis que l’intrigue stagne carrément. L’histoire étant centrée sur Dalinar, on apprend enfin le fin mot de son histoire, le décès de sa première épouse Evi, l’effacement de ses souvenirs, etc. … mais pourquoi diable est-ce que cela prend autant de temps ?

Le second m’est peut-être plus personnel : je trouve toutes ces histoires d’Honneur, d’Abjection et de Père-des-Tempêtes, de Hérauts, de Chevaliers Radieux, d’Incréés, de sprènes et de haut-sprènes assez confuses et j’ai souvent du mal à m’y retrouver. Et je ne parle même pas des épées, hein… D’ailleurs, si vous connaissez un site en français qui explique un peu tout ça, je prends parce que franchement, c’est la brasse coulée. Tellement d’ailleurs que la super révélation qui a sonné tout le monde (personnages comme lecteurs) m’a plus ou moins laissée de glace, c’est vous dire à quel point je passe à côté.

Au final, une lecture qui ne m’aura pas été très agréable. Si j’apprécie les personnages, les réels enjeux de l’intrigue m’échappent toujours et le rythme était vraiment trop lent pour moi. Je me suis ennuyée ferme durant les trois quarts du livre et ne suis donc pas pressée de me lancer dans la suite.

Note : ★☆☆☆

Plus d'informations

Les Archives de Roshar, tome 6 : Justicière, 2ème partie, de Brandon Sanderson
Editions Le Livre de Poche (2019) - 848 pages - Support numérique - Fantasy

Dalinar prit une profonde inspiration, s’efforçant de se calmer. La colère ne changerait rien à ce que le Père-des-tempêtes lui disait.
— Étiez-vous au courant de mes pouvoirs ? le questionna Dalinar. Saviez-vous que je pouvais guérir la pierre ?
— Vos pouvoirs viendront quand vous serez prêts, pas avant, expliqua le Père-des-tempêtes. Vous possédez le pouvoir qu’Ishar détenait autrefois. Aucun Radieux n’est capable d’accomplir davantage que vous. Votre pouvoir est celui du Lien, qui unit les hommes et les mondes, les esprits et les âmes. Vos Flux sont les plus grands de tous, mais ils seront impuissants si vous cherchez à les manier uniquement pour le combat.

Le site de l'auteur : https://www.brandonsanderson.com/


dimanche 12 septembre 2021

La quiche fatale, de M.C. Beaton


On se retrouve aujourd’hui avec une chronique un peu particulière, celle de ma toute première participation à un book club organisé sur Livraddict. On parle de Agatha Raisin, tome 1 : La quiche fatale, de M.C. Beaton, un roman policier humoristique que j’ai reçu dans un swap anniversaires il y a quelques années et que je n’avais pas encore eu l’occasion de sortir de ma PAL.

M.C. Beaton est un pseudonyme de Marion Chesney, autrice extrêmement prolifique née en 1936 et décédée en 2019. Sa saga Agatha Raisin compte une trentaine de tomes et elle est également à l’origine d’une autre saga cosy mystery, Hamish Macbeth. Ce sont des romans “policiers” venus de Grande-Bretagne, qui mêlent mystères et humour. Des romans cosy dont l’intrigue se déroule souvent à la campagne et qui détournent les codes pour distraire les lecteurs, leur permettre de se vider la tête.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Ne vous attendez pas à une enquête trépidante, encore moins à vivre le grand frisson, ce n’est pas le propos. Chargée de relations publiques, Agatha Raisin choisit d’abandonner la vie animée de Londres pour un repos bien mérité à Carsely, petit village des Cotswolds. Pour attirer l’attention de ses voisins, elle décide de participer à un concours de quiches. N’ayant jamais cuisiné de sa vie, elle triche sans scrupule en allant acheter la sienne dans une quicherie de Londres. Mais quand le juge du concours meurt empoisonné après en avoir mangé une part, Agatha refuse tout net de croire à la thèse de l’accident.
 
Le titre annonçait la couleur et c’est bien la raison pour laquelle ce livre traînait dans ma PAL depuis des mois. Je m’attendais à une intrigue légère, pleine d’humour, sachant que lui et moi entretenons souvent des relations compliquées. J’espérais néanmoins être séduite par cet humour à l’anglaise qui sait si bien me charmer quelques fois. Malheureusement, la majorité des situations comiques tournent autour du mauvais caractère d’Agatha Raisin et cela devient très vite redondant. Surtout lorsque, comme moi, on a du mal à supporter ce genre de personnage.

Agatha est une cinquantenaire forte en gueule et plutôt aigrie, que le calme des Cotswolds va très vite ennuyer. Esseulée, elle n’arrive pas à comprendre que tous les péquenauds du coin ne trépignent pas à l’idée de faire connaissance avec elle, la citadine pleine de morgue. Alors elle se met à fouiller dans la vie des gens, avide de ragots et de petits secrets. C’est une héroïne que j’ai trouvée détestable, entourée d’une ribambelle de personnages secondaires qui ne le sont pas moins. Quelques-uns sortent du lot, mais pas assez toutefois pour que l’on s’y attache.
 
Quant à l’intrigue policière, elle manque terriblement d’ambition. Il est clair que la vocation première de ce roman n’est ni de nous surprendre ni de nous faire frissonner. Agatha piétine dans son enquête alors que le lecteur devine dès le départ qui est le coupable. Il n’y a ni révélation fracassante ni retournement de situation. L’autrice joue clairement avec le décalage entre Agatha et le reste du village. On est dans le divertissement et c’est tout. Je me suis ennuyée ferme et suis complètement passée à côté.

Je pense que c’est le genre de livre que l’on adore ou que l’on déteste. C’était, quant à moi, ma première tentative de cosy mystery et je ne pense pas renouveler l’expérience. Je n’ai pas adhéré à l’humour, à ces personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres, et j’ai regretté le manque de profondeur de l’intrigue. Je vais l'oublier très vite et passer à autre chose.

Note : ☆☆

Plus d'informations

Agatha Raisin, tome 1 : La quiche fatale, de M.C. Beaton
Editions Albin Michel (2016) - 320 pages - Support papier - Thrillers & Polars

Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d'une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s'ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l'arbitre de la compétition s'effondre et Agatha doit révéler l'amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l'assassin.

samedi 4 septembre 2021

Wayward Pines, tome 2, de Blake Crouch


Vous faites peut-être partie de ceux qui, comme moi, ont eu l’occasion de voir la série Wayward Pines créée par Chad Hodge et diffusée entre 2015 et 2016. Une série avec Matt Dillon, en deux saisons de dix épisodes, basée sur les romans de Blake Crouch qui a d’ailleurs participé à l’élaboration du scénario. J’ai lu le premier tome en 2019 et je l'ai plutôt bien apprécié. Me revoilà avec le livre 2, alors qu’Ethan Burke a pris le rôle de shérif de ce petit village idyllique que l’on ne peut pas quitter.

Dès l’ouverture de ce deuxième volet, Blake Crouch nous replonge avec aisance dans l’enfer de ce petit paradis sur Terre que prétend être Wayward Pines. Suite à sa tentative d’évasion, Ethan a appris tout ce qu’il y avait à apprendre sur cette petite ville où il n’a d’autre choix que de vivre, notamment la présence des Abbies de l’autre côté de la clôture. Tout ? C’est, en tout cas, ce qu'il croit. Il s’est vu confier le poste de shérif, a retrouvé sa femme et son fils, mais il n’arrive pas à accepter cette surveillance constante des habitants, jusque dans leur lit, cette manipulation, ce mensonge…

La découverte d’un corps mutilé au milieu de la route va jeter le feu aux poudres.

J’ai adoré retrouver l’ambiance étouffante de Wayward Pines. La plume de l’auteur est très visuelle, on a vraiment l’impression d’y être enfermé aussi. On comprend mieux quand on sait qu’il avait la série Twin Peaks de David Lynch en tête lorsqu’il a écrit sa saga. La thématique est assez simple, elle tient en deux questions. Vaut-il mieux vivre en sécurité en prison ou confronté au danger mais libre ? Jusqu’où a-t-on le droit d’aller pour protéger l’humanité ? C’est l’occasion pour Blake Crouch de nous en révéler plus sur le créateur de la ville, David Pilcher, ses intentions initiales et ses agissements.

On fait aussi plus ample connaissance avec Theresa, la femme d’Ethan, et Kate, son ancienne collègue avec laquelle il a eu une aventure par le passé. Si la seconde fait partie de la résistance et le guide vers la découverte du pot aux roses, la première dissimule un lourd secret qui contribue au cliffhanger présent à la fin de ce tome. Car il s’est passé des choses avant le réveil d’Ethan et elles pourraient bien avoir de lourdes conséquences, tout comme son combat au nom de la vérité.

Vous le devinez sans doute, j’ai vraiment hâte de découvrir le troisième et dernier tome pour avoir le fin mot de cette histoire. Sans être exceptionnel, celui-ci s’est avéré vraiment plaisant à lire et j’ai passé un très bon moment, riche en rebondissements et en approfondissement des personnages. Vivement la suite !

Note : 

Plus d'informations

Wayward Pines, tome 2, de Blake Crouch
Editions J'ai Lu (2016) - 352 pages - Support numérique - Thrillers & Polars

Nichée au coeur d'un paysage de carte postale, Wayward Pines apparaît comme une petite bourgade idyllique où la vie s'écoule paisiblement - à condition de faire abstraction de la clôture électrifiée qui en barre totalement l'accès et de la surveillance implacable des autorités. Les quelques fous à avoir tenté de quitter la ville l'ont payé de leur vie. Sauf Ethan Burke. Il a vu le monde au-delà de Wayward Pines, découvert l'insoutenable vérité. Et il est revenu. Parviendra-t-il à ouvrir les yeux de ses concitoyens sur la terrible réalité qui les entoure, sans éveiller les soupçons de leurs geôliers ?

Le site de l'auteur : http://blakecrouch.com/

vendredi 3 septembre 2021

Swap Voyage littéraire 2021 - Mon colis


On se retrouve aujourd'hui pour un petit bilan du swap Voyage littéraire organisé cet été sur l'Imag'In Café. Rappelons qu'il s'agissait d'un swap à thème, le voyage, axé sur une destination. Chaque participant devait choisir un pays parmi les trois sélectionnés par son ou sa swappé(e) et constituer un colis avec une carte, un roman grand format ou deux romans poche, deux marque-pages, une surprise, une gourmandise ou une boisson. 

J'étais en binôme avec Marie, lectrice, autrice et photographe à ses heures perdues, et elle avait choisi de découvrir la Russie, le Pérou ou les zones agricoles des Etats-Unis. J'ai décidé de la faire voyager en Russie, sans doute parce que j'aimerais bien y aller aussi, et je me suis bien amusée à lui confectionner un petit colis avec une véritable matriochka faite main !

De mon côté, j'avais choisi l'Islande parce que je rêve d'y aller, l'Irlande parce que j'y suis déjà allée et que j'avais adoré, et pour changer un peu La Nouvelle-Zélande. Eh bien figurez-vous que je vais avoir l'occasion de retourner en Irlande ! 


Un colis taille XXL (si vous aviez vu ma tête quand le facteur me l'a déposé !) avec une jolie mise en scène à l'intérieur : une valise vintage ayant beaucoup bourlingué (qui a priori se rapporte à l'intrigue d'un des deux romans), pleine de vieux vêtements, de livres, marque-pages en origamis et d'une boîte de biscuits faits maison, eux aussi dans une jolie boîte vintage. Le tout assorti d'une petite carte.

Je vais donc avoir le plaisir de découvrir La mort blanche, de Frank Herbert, le célébrissime auteur de la saga Dune dont j'ai adoré le premier tome, et Les lieux infidèles, de Tana French, autrice que je ne connais pas du tout mais que j'ai hâte de découvrir. Les deux se déroulent à Dublin, ville que j'ai moi-même eu l'occasion de visiter et adorer. 

Un immense merci à Marie pour ses belles idées ! Le déballage était un plaisir, les biscuits n'ont pas fait un pli (mon fils les a bien aimés, aussi, faut dire !) et il me reste à me plonger dans ces deux aventures pour parfaire le dépaysement !