eTemporel

Les voyages immobiles d'une lectrice compulsive...

  • Accueil
  • Chroniques
    • Index livres
    • Index auteurs
    • Lectures de 2026
    • Bilans annuels
  • Autour du livre
    • PAL & WL
    • Lectures communes
    • Challenges
    • Swaps
    • Concours eTemporel
    • Hors-catégorie
  • Partenaires
    • Auteurs & Editeurs
    • L'Imag'In Café
  • Contact
    • La chroniqueuse
    • L'autrice

Vous le savez, la romance n’est pas franchement mon rayon. Je trouve le genre trop souvent prévisible, les héros trop lisses, les tensions amoureuses trop fabriquées, tout est trop, quoi ! Pourtant, depuis quelque temps, on entend parler de romantasy à toutes les sauces, et j’ai fini par me dire que j’allais devoir m’y frotter, à un moment ou à un autre. Pour cela, j’ai choisi le gagnant du prix Livraddict 2025 dans sa catégorie : Fourth wing, de Rebecca Yarros. Et vous savez quoi ? La vie est pleine de surprises !

Violet Sorrengail n'était pas censée devenir cavalière. Fragile physiquement, elle se destinait à une vie tranquille parmi les scribes, gardiens de la mémoire et de l'histoire du royaume de Navarre. Mais sa mère, générale impitoyable à la tête de l'armée, en a décidé autrement : Violet intégrera l’académie militaire de Basgiath, là où sont formés les futurs cavaliers dragons et où les moins aptes meurent, tout simplement. Un endroit où les candidats se battent les uns contre les autres, où les épreuves sont mortelles, et où les terrifiants dragons choisissent leur cavalier. Ou les brûlent. Il n'y a pas de troisième option.

Ce qui m'a tout d’abord charmée, c'est la construction de l'univers. L’autrice a pensé son monde avec une vraie cohérence : les différentes ailes, les rangs, les hiérarchies, les épreuves, la politique du royaume… Tout ça forme un ensemble crédible et très immersif. L'arrière-plan géopolitique, notamment, est plus intéressant qu'il n'y paraît au premier abord : ces jeunes gens que l'on force à devenir soldats sont pour beaucoup les enfants de rebelles exécutés, contraints de prouver leur loyauté à ceux qui ont tué leurs parents. C'est une situation moralement inconfortable, et le roman joue beaucoup là-dessus.

Mais c'est surtout la relation entre les dragons et leurs cavaliers qui m'a vraiment emportée. Ce lien est au cœur de tout. Un dragon sans cavalier est une tragédie. Un cavalier sans dragon est mort. Et quand Violet, que personne n'attendait dans cette position, se retrouve choisie par Tairn, le dragon le plus redouté de tous, j’ai su que j’étais cuite ! La façon dont Rebecca Yarros construit leur relation, la communication entre l'animal et l'humaine, la confiance qui se construit petit à petit, la puissance qui en découle, sont la plus belle réussite du roman.

J’ai également beaucoup aimé le soin apporté aux personnages, y compris secondaires. Violet est attachante parce qu'elle n'est ni invincible ni passive : elle compense ses fragilités physiques par l'intelligence, la stratégie, une détermination qui force le respect. Xaden est bien plus que le rival ténébreux qu'il semble être au premier abord, ses motivations sont complexes, sa position morale inconfortable, et la tension qui l'oppose à Violet repose sur quelque chose de plus solide que la simple attraction physique.

Cela étant dit, la romance est là, bien présente, impossible à ignorer. La tension entre Violet et Xaden est construite sur le modèle classique des enemies to lovers, avec tout ce que cela implique de joutes verbales, de regards chargés, de moments où l'on voudrait les secouer tous les deux. Mais la dynamique entre eux est bien écrite, la progression est crédible, et les dialogues ont une vraie vivacité. Et je ne pensais pas dire ça, mais ça fonctionne, malgré des scènes de sexe très explicites qui n’apportent à mon sens pas grand-chose à l’intrigue. C’est le prix à payer pour lire de la romantasy, j’imagine.

Fourth Wing ne prétend pas être autre chose que ce qu'il est : un roman addictif, bien rythmé, avec des dragons magnifiques, une héroïne attachante et une romance qui prend beaucoup de place, mais aussi un univers cohérent, une intrigue politique élaborée, une vraie intrigue. Moi qui déteste d'habitude les romances, je le referme avec l'envie de lire la suite. C'est bien la preuve que parfois, il faut savoir se laisser surprendre !

Note : ★★★★★ 

Plus d'informations

The Empyrean, tome 1 : Fourth wing, de Rebecca Yarros
Editions Thélème (2024) - 1343 minutes - Support audio - Fantasy (romantasy)

Rien ne prédestinait Violet Sorrengail à être une cavalière. Elle était censée intégrer le quadrant des Scribes et mener une vie tranquille parmi les livres. Elle dont les os sont si fragiles qu’ils peuvent se briser en un instant… Mais aujourd’hui est le jour des conscriptions, et en tant que fille de la Générale - elle-même cavalière et dresseuse de dragons -, Violet n’a d’autre choix que de satisfaire les ordres de sa mère, et de rejoindre les épreuves de sélection pour devenir dragonnière… L’élite de la Navarre ! Pourtant, le simple fait d’envisager s’inscrire à cette compétition lui paraît ridicule… Car les dragons ne se lient pas aux humains « fragiles » : ils les brûlent ! Mais Violet est peut-être la candidate la moins forte physiquement, elle est cependant rusée et rapide. Des qualités indispensables quand on évolue dans un monde sans foi ni loi, où les alliés peuvent vite devenir des ennemis, ou peut-être encore des conquêtes… Violet va vite devoir penser à un plan solide, car cette compétition n’a que deux issues : passer toutes les épreuves ou mourir !

Le site de l'autrice : https://rebeccayarros.com/

Certaines lectures sont une affaire de timing, de sensibilité, d'état d'esprit. Et puis il y a les classiques, ces monuments que tout le monde a lus, que la critique encense depuis des décennies, et face auxquels on arrive avec une pression presque intimidante. La bibliographie d’Ursula Le Guin, figure de la littérature de l'imaginaire, en fait partie. Autrice américaine née en 1929 et disparue en 2018, elle a construit une œuvre immense entre science-fiction et fantasy. Le sorcier de Terremer, publié en 1968, est le premier tome de son cycle de Terremer, un archipel imaginaire où la magie repose sur la connaissance des noms véritables des choses.

Le problème, c’est que le roman est écrit dans un registre narratif qui tient davantage de la chronique ou du conte oral que du roman d'immersion. Le narrateur raconte les événements avec une distance constante, comme s'il relatait des faits historiques advenus il y a longtemps, dans un pays lointain. Les années s'écoulent en quelques phrases. Les émotions sont résumées plutôt que montrées. Les scènes qui auraient pu être vécues de l'intérieur sont exposées de l'extérieur. Je suppose que c’est un choix délibéré, que l’autrice cherchait à retrouver le souffle de la légende transmise de génération en génération. Un parti pris littéraire respectable, mais pour moi, cette distance a été un mur. On m'a raconté une histoire plutôt que de me la faire vivre, et je n'ai jamais réussi à franchir le fossé.

Le personnage central, Ged, jeune garçon au don exceptionnel pour la magie, qui intègre une école de sorciers avant de libérer par orgueil une ombre maléfique qu'il devra ensuite affronter, aurait pu être une figure captivante. Le thème de l'ombre, du double obscur qu'on finit par devoir regarder en face, est puissant. Mais Ged ne m'a pas inspiré grand-chose. Pas parce qu'il est mal construit, il est cohérent, son arc narratif est clair, mais parce que cette distance narrative dont je parlais plus haut l'atteint de plein fouet. On nous dit qu'il est orgueilleux, qu'il souffre, qu'il grandit. On ne le ressent pas. On observe son évolution de loin, sans se sentir vraiment concerné.

L'intrigue elle-même est bien construite, mais là encore, la distance émousse l'urgence qu'on aurait pu ressentir. Les péripéties se succèdent sans vraiment provoquer de tension, les révélations arrivent sans véritable effet de surprise. J'ai lu jusqu'au bout sans passion, sans jamais être emportée. Peut-être que je n’étais pas dans les bonnes dispositions ? Ou peut-être que la plume d’Ursula Le Guin n’est pas faite pour moi ? En tout cas, à l’heure actuelle, je n’ai aucune envie de lire la suite de la saga, ni même de découvrir d’autres de ses écrits. Je passe !

Note : ★★☆☆☆ 

Plus d'informations

Terremer, tome 1, partie 1 : Le sorcier de Terremer, d'Ursula Le Guin
Editions Presses Pocket (1985) - 220 pages - Support numérique - Fantasy

Ged est un jeune gardien de chèvres. Il vit avec son père sur l'île de Gont. Il a appris quelques rudiments du Noble Art au contact de la sorcière de son village. Un jour, son village est attaqué par une armée de pillards. Ged parvient alors à protéger le village en faisant apparaître un épais brouillard. Ogion, un puissant sorcier qui vit sur Gont, accepte alors de prendre le jeune Ged comme élève. Mais, jugeant que son apprentissage n'est pas suffisamment rapide, Ged obtint de son maître qu'il soit envoyé à Roke, l'école de sorcellerie de Terremer. Le jeune homme y devient alors un puissant sorcier, mais trop sûr de lui il se laisse défier par un autre élève. Il libère alors l'Ombre qui cherche à le tuer. Ged après sa formation parcourt le monde, mais l'Ombre le traque : pire, elle possède une arme car elle connaît le nom secret de Ged, Ged commence par fuir l'Ombre, puis il la traque pour la combattre.

Lumière éternelle est le premier tome du diptyque Les cinq soldats de bambou, d’Eliane Jaulmes. Grande voyageuse, passionnée par les cultures du monde, l’autrice a puisé dans l’imaginaire de la Chine ancienne, de sa mythologie, de ses codes sociaux, de ses légendes. Publié en juillet 2023 aux éditions Plume Blanche, ce premier tome mérite vraiment qu'on s'y attarde.

Le point de départ est malin. Jadis, ils étaient sept soldats légendaires qui avaient sauvé le royaume du Qí d'une menace qui semblait insurmontable. L'un a péri au combat, un autre a été couronné roi-dieu sous le nom de Lumière Éternelle. Les cinq restants se sont dispersés aux quatre vents. Vingt-quatre ans ont passé. Et voilà qu'une nouvelle menace surgit à l'ouest, portée par un jeune roi conquérant et son Premier ministre ambitieux.

Éliane Jaulmes ne se contente pas d'habiller une intrigue générique aux couleurs de l'Asie, elle construit un univers cohérent, nourri d'un vrai travail de recherche sur l'histoire et la mythologie chinoises. Les noms des royaumes, les hiérarchies sociales, les créatures surnaturelles, la magie élémentaire, tout cela forme un ensemble qui a sa propre logique, sa propre beauté. Le dépaysement est total, et assumé. Il faut d'ailleurs un temps d'adaptation en début de lecture, et certains lecteurs trouveront sans doute que l'intrigue prend du temps à se mettre en place. Mais cet effort initial est largement récompensé par la suite.

La narration s’appuie sur une double temporalité : un chapitre dans le présent, un chapitre dans le passé. Ce va-et-vient est une vraie réussite. Il permet de découvrir les personnages sur deux plans simultanément : qui ils étaient dans leur jeunesse, et qui ils sont devenus après des décennies de vie ordinaire. Ce ne sont pas des héros clichés, ce sont des individus qui portent le poids de vingt-quatre années de vie. Ils ont changé, vieilli, parfois renoncé. Les rencontrer à ce moment-là de leur vie est infiniment plus intéressant que si l'histoire avait débuté de zéro.

L'écriture d'Éliane Jaulmes est fluide et précise, avec une vraie capacité à faire alterner les scènes d'action et les moments plus contemplatifs sans jamais perdre le lecteur. Quelques passages s'étirent un peu, mais ces légères longueurs ne compromettent pas l'ensemble. Au final, Lumière éternelle est une lecture dépaysante, immersive, portée par des personnages atypiques et attachants, dans un univers plutôt rare en fantasy francophone. Un solide 4/5, et l'envie bien réelle de se plonger dans la suite.

Note : ★★★★☆ 

Plus d'informations

Les 5 Soldats de Bambou, tome 1 : Lumière éternelle, d'Eliane Jaulmes
Editions Plume Blanche (2023) - 552 pages - Support numérique - Fantasy

Ils étaient sept. Ils avaient sauvé le Royaume. Les poètes chantaient leurs exploits aux confins du Zhongguó, des steppes des hauts-plateaux jusqu'aux plaines baignées de rizières, des hauts pics enneigés jusqu'aux rivages d'ardoise de la mer Jaune. Ils étaient sept. Ils avaient chevauché l'azur céleste aux côtés des dragons, rallié le peuple de la forêt, vaincu l'armée des morts, instauré le règne du roi-dieu Lumière Éternelle et apporté au Qí un âge d'or sans précédent. Ils étaient les héros de la Bataille du Sorcier au Bì de Jade. Ils étaient sept. L'un a péri, un autre fut couronné, cinq sont repartis. Ils ont disparu là où s'effacent les légendes. Vingt-quatre années se sont écoulées. Une nouvelle menace grandit dans l'Ouest lointain. Un jeune roi et son ambitieux Premier ministre rêvent d'empire, mais un souverain immortel est de trop sur leur route. Et si la survie du Royaume dépendait des héros du passé ?

Le compte Instagram de l'autrice : https://www.instagram.com/elianejaulmes/


Ruth Warburton, dite Ruth Ware, est une autrice britannique née en 1977 à Lewes, dans le Sussex. Après des études d'anglais à l'université de Manchester, elle a enseigné cette matière à Paris, travaillé comme libraire et attachée de presse d'un grand éditeur anglais, avant de se consacrer à l'écriture. J’avais déjà beaucoup aimé son roman intitulé Dans l’ombre d’April, et c’est à nouveau en audio que je me suis attaquée à La mort de Mrs Westaway.

Harriet Westaway — Hal pour les intimes — gagne péniblement sa vie en tirant les cartes sur la jetée de Brighton. Elle doit beaucoup d'argent à un usurier sans scrupules. Quand elle reçoit une lettre d'un notaire lui annonçant qu'elle est l'héritière de sa grand-mère décédée, elle sait qu'il y a erreur : ses grands-parents sont décédés vingt ans auparavant, et elle ne les a jamais connus. Mais la tentation est trop forte. Poussée par le désespoir, elle décide de se rendre sur place pour tenter de récupérer l'héritage, quitte à duper toute une famille.

Ce point de départ est intéressant à plusieurs égards. D'abord parce qu'il place l'héroïne dans une position moralement ambiguë, elle est l'escroc de l'histoire, pas la victime. Ensuite parce qu'il crée une tension supplémentaire : à chaque chapitre, on se demande si Hal va se faire démasquer avant même que les vrais secrets commencent à surgir. Et ils surgissent.

Ruth Ware s'inscrit dans la veine du polar britannique classique, avec un goût pour les héritages obscurs, les secrets de famille et les communautés enfermées. Elle aime placer ses héroïnes dans des environnements à la fois banals et inquiétants pour explorer la peur, la suspicion et le doute de soi. La mort de Mrs Westaway est un concentré de tout cela. Un manoir qui fait froid dans le dos, des pies qui piaillent, une famille avec sa part d'ombre, un huis clos sous la pluie et la neige quelque part entre Brighton et la Cornouailles.

Je n'ai pas immédiatement accroché à Hal. Les premiers chapitres installent une héroïne timide, fragile, un peu passive, qui subit plus qu'elle n'agit, et j'ai mis un moment à vraiment m'attacher à elle. Elle culpabilise assez vite par rapport à son projet initial. Et au fur et à mesure que les secrets de la famille Westaway se dévoilent, elle se révèle d'une résilience et d’une honnêteté qui forcent le respect.

Pas de violence graphique, pas de surenchère glauque, juste une mécanique d'horlogerie bien huilée, des personnages qui ont tous quelque chose à cacher, et une ambiance qui colle à la peau. Alors oui, j’avais plus ou moins deviné où tout cela nous menait avant le dénouement. Mais deviner la fin n'a pas gâché le plaisir, parce que ce qui compte ici c'est moins le « quoi » que le « comment », et le « comment » est parfaitement bien mené.

Note : ★★★★☆ 

Plus d'informations

La mort de Mrs Westaway, de Ruth Ware
Editions Lizzie (2026) - 794 mn - Support audio - Thrillers & Polars

Lorsque Harriet Westaway reçoit un courrier lui annonçant un héritage conséquent provenant de sa grand-mère, cela semble être la réponse inespérée à tous ses problèmes. En effet, Harriet doit de l’argent, beaucoup d’argent, emprunté à un usurier sans scrupules, et cela risque fort de mettre sa vie en danger. Seul souci : ses grands-parents sont décédés vingt ans auparavant, et elle ne les a même jamais connus. La lettre a donc été adressée à la mauvaise personne. Mais Harriet qui gagne sa vie en tirant les cartes pour prédire l’avenir n’est plus à une affabulation près. Et ce coup du sort pourrait enfin tout résoudre sauf si le hasard en décide autrement…

Le site de l'autrice : https://ruthware.com/


Arula Ratnakar mène actuellement des recherches sur le développement neurologique embryonnaire à l'université de Boston. En parallèle, elle écrit de la science-fiction. Ce détail n'est pas anodin : il explique à la fois les grandes qualités de Submergée et son principal défaut. Quand un scientifique écrit un roman dans son domaine d'expertise, il peut donner au récit une crédibilité rare, mais il peut aussi oublier en chemin que ses lecteurs ne partagent pas forcément ses connaissances. C'est exactement ce qui se passe ici. Pourtant, Submergée vaut qu'on s'y attarde.

L'humanité est victime d'épidémies de plus en plus nombreuses, en lien avec le réchauffement climatique. Les chercheurs essayent de trouver des remèdes. Noor a orienté ses travaux vers les fonds marins, jusqu’à ce qu’elle décède dans des circonstances troubles. C'est là qu'entre en scène Nithya, une autre scientifique, chargée d'enquêter sur la mort de sa consœur. C’est ainsi qu’à l'aide d'une technologie mémorielle, elle va accéder aux souvenirs de Noor, autant sur les plans professionnels que personnels. À mesure que Nithya plonge dans ces souvenirs, elle découvre de dangereux secrets et se laisse peu à peu submerger par la psyché de Noor, jusqu'à ce que les limites entre elles s'estompent. 

Cette dissolution progressive des frontières entre deux identités est au cœur du texte et fonctionne plutôt bien. S'ajoute à cela une troisième figure, Irène, la compagne de Noor, qui complète ce trio féminin autour duquel le récit s'organise. On est donc sur trois femmes, trois destins entrelacés, une enquête qui est aussi une plongée intime, et cette architecture narrative est bien trouvée. Le problème, c’est que la hard SF peut rebuter, car pas forcément très accessible aux novices. Les termes neuroscientifiques s'accumulent, et si on peut suivre l'intrigue sans les maîtriser, ces passages constituent de vraies zones de turbulences. En ce qui me concerne, je me suis vite résolue à survoler certains passages sans trop chercher à comprendre, sans quoi j’aurais tout bonnement refermé le livre. C’est un peu dommage.

Heureusement, les trois héroïnes rattrapent le coup. Le récit interroge les limites de l'éthique scientifique à travers des personnages profondément humains. C'est là son véritable atout. Submergée est une novella ambitieuse, à l'idée de départ vraiment prometteuse, qui tient globalement ses engagements. L'univers est cohérent et crédible, les personnages sont attachants, et les questionnements éthiques valent le détour. Mais la hard SF pourra décourager les lecteurs non initiés.

Note : ★★★☆☆ 

Plus d'informations

Submergée, de Arula Ratnakar
Editions Argyll (2026) - 95 pages - Support papier - Science-fiction

Confrontée à d’incontrôlables épidémies nées du dérèglement climatique, l’humanité a cherché dans les fonds marins une solution miracle à ses maux, exploitant la faune comme la flore, quitte à provoquer un désastre environnemental plus grave encore. Après la mort dans des circonstances tragiques d’une brillante scientifique, Nithya enquête sur ses travaux. À l’aide d’une technologie mémorielle, elle revit tous les moments importants de la vie sa consœur, de la recherche d'un remède à ses préoccupations les plus intimes. Mais à mesure que Nithya plonge dans ces souvenirs, elle découvre de dangereux secrets et se laisse peu à peu submerger par la psyché de l’autre femme. Jusqu’à ce que les limites entre elles s’estompent ?

Le compte Instagram de l'autrice : https://www.instagram.com/arula.ratnakar/

Articles plus anciens Accueil

Bienvenue sur eTemporel

Bienvenue

Ce blog a pour but de vous faire partager les avis de lectures de l'amoureuse des livres que je suis.

La plupart de mes lectures ont trait à l'imaginaire, alors si vous aimez la SFFF et les thrillers, n'hésitez pas à participer par le biais du module de commentaires.

Bon voyage sur eTemporel !

Lecture en cours


Progression

Ecoute en cours


Progression

Etagères livresques

  • Chroniques - Ados et YA 108
  • Chroniques - Bandes dessinées 16
  • Chroniques - Bit-lit et Chick-lit 6
  • Chroniques - Contemporaine 14
  • Chroniques - Fantastique et Horreur 91
  • Chroniques - Fantasy 172
  • Chroniques - Feuilletons littéraires 31
  • Chroniques - Historique 26
  • Chroniques - Livres audio 44
  • Chroniques - Lus en numérique 349
  • Chroniques - Nouvelles et Recueils 52
  • Chroniques - Pour les 9/12 ans 21
  • Chroniques - Science-fiction 78
  • Chroniques - Thriller et Polar 162
  • Chroniques - Web-fictions 16

Voyages dans le passé

Champ de recherche

Déambulations livresques

  • Babelio
  • Goodreads
  • L'Imag'In Café
  • Livraddict

Mon Moi Autrice

Quand on aime la lecture, il arrive toujours un moment où l'on se dit Et si... ?

Michèle Devernay est mon nom de plume. Retrouvez mes textes sur mon site

Statistiques eTemporel

Fourni par Blogger.

Lire, une passion

Billet populaires

  • Lumière éternelle, d'Eliane Jaulmes
    Lumière éternelle est le premier tome du diptyque Les cinq soldats de bambou , d’Eliane Jaulmes. Grande voyageuse, passionnée par les cultu...
  • Fourth Wing, de Rebecca Yarros
    Vous le savez, la romance n’est pas franchement mon rayon. Je trouve le genre trop souvent prévisible, les héros trop lisses, les tensions a...
  • Le sorcier de Terremer, d'Ursula Le Guin
    Certaines lectures sont une affaire de timing, de sensibilité, d'état d'esprit. Et puis il y a les classiques, ces monuments que tou...
  • La mort de Mrs Westaway, de Ruth Ware
    Ruth Warburton, dite Ruth Ware, est une autrice britannique née en 1977 à Lewes, dans le Sussex. Après des études d'anglais à l'uni...

Défis livresques

Lecture en cours

0 / 100
CHALLENGE CIVILISATIONS - ERE MINOENNE

SNAKES & LADDERS LITTERAIRE 2026

Lectures communes

Aucune pour le moment

Designed by OddThemes | Distributed By Gooyaabi Template
Provided By Blogger