Quand j'ai chroniqué Fourth Wing le mois dernier, j’ai conclu avec une phrase qui m'aurait fait lever un sourcil avant cela : “Moi qui déteste d'habitude les romances, je le referme avec l'envie de lire la suite.” Promesse tenue, j'ai enchaîné avec Iron flame, en audio toujours, et je ressors de cette écoute dans le même état d’esprit. Elle est où, la suite, bon sang ?!
Iron flame reprend exactement là où son prédécesseur avait laissé Violet Sorrengail : la tête pleine de révélations fracassantes sur Navarre, sur ses dirigeants, sur les mensonges d'État qui structurent tout ce qu'elle croyait savoir. Elle se retrouve à Aretia, ville dévastée et quartier général de la rébellion que Xaden n'a jamais vraiment quittée, et elle y retrouve un être cher dont je tairai le nom ici. La joie des retrouvailles, la colère d'avoir été tenue dans l'ignorance, la méfiance envers Xaden et ses secrets, tout cela s'entremêle dès les premières pages.
Ce qui me plaît profondément dans cette saga, c'est que la romance, aussi présente soit-elle, ne prend jamais le pas sur l'intrigue. Rebecca Yarros nous propose quelque chose de bien plus ambitieux qu'une banale histoire d'amour avec des dragons. Elle explore les mécanismes de la désinformation, les tourments de ceux qui savent et qui choisissent de se taire pour protéger les autres. Les enjeux politiques de Navarre occupent autant de place que les tensions entre Violet et Xaden. Et c’est ce qui fait toute la différence pour moi. Qui vient de marmonner “Et les dragons !” au fond de la salle ?
Le roman est structuré en deux parties distinctes : la première consacrée à Aretia, puis à la reconstruction de la confiance entre Violet et Xaden ; la seconde à la guerre contre les Venins, plus intense, plus brutale, culminant sur un final haletant et chargé de conséquences pour la suite.
Tous les personnages prennent davantage d'épaisseur, y compris les secondaires et les dragons. Tairn, colossal et sarcastique, reste une présence magnétique, mais Andarna lui vole la vedette avec ses particularités loin d’être anecdotiques. Quant à la tension entre Violet et Xaden, elle est ici plus complexe qu'une simple attraction : la confiance brisée par les secrets, la colère, le désir qui persiste… Tout cela donne à leur relation une texture plus réaliste et plus intéressante que dans le premier tome.
Onyx storm m'attend déjà sur mon téléphone. Après un final aussi intense, comment faire autrement ? Car Rebecca Yarros a réussi le pari de réunir autour de sa saga aussi bien les lecteurs de fantasy pure que les amateurs de romance, et ce n'est quand même pas rien !
Tout le monde s'attendait à voir Violet Sorrengail échouer lors de sa première année à l'Académie de la guerre de Basgiath, y compris elle-même... Pourtant cette aventure endiablée n'était qu'une première épreuve, destinée à éliminer les faibles, les indignes et les malchanceux. Le véritable entraînement commence maintenant, et Violet se demande déjà comment elle va s'en sortir. Ce n'est pas seulement l'épuisement, la brutalité, ou le fait que le programme soit conçu pour pousser les cavaliers au-delà de leur capacité de résistance à la douleur. C'est surtout que le nouveau vice-commandant semble s’être donné pour mission de montrer à Violet à quel point elle est impuissante... A moins qu'elle n’accepte de trahir l'homme qu'elle aime. Mais Violet possède le plus féroce des atouts : une volonté de fer. Et elle compte bien la mettre à profit de la leçon la plus importante que Basgiath lui ait enseignée : un dragonnier établit ses propres règles !
Le site de l'autrice : https://rebeccayarros.com/








