samedi 30 mai 2020

L'étoile d'Orion, de Aymeric Janier


Vendredi Lecture, vous connaissez ? C’est un événement littéraire destiné à promouvoir la lecture, qui se déroule chaque vendredi sur les réseaux sociaux. Les internautes partagent leur lecture en cours et certains d’entre eux sont parfois tirés au sort et gagnent des livres. C’est dans ce cadre que j’ai remporté L’étoile d’Orion, d’Aymeric Janier, publié en 2019 aux éditions Beta Publisher. Journaliste de formation, l’auteur s’est spécialisé dans le domaine des relations internationales et la géopolitique. L’étoile d’Orion, thriller d'espionnage, est son premier roman.

C’est l’histoire d’Aaron, un militaire arrogant arraché à son quotidien et intégré à une organisation américaine du nom de SPECTRE. La vocation de cette dernière est en apparence toute simple puisqu’il s’agit d’éliminer les menaces extérieures aux Etats-Unis. Les terroristes, en somme. Une vocation qu’Aaron adopte sans hésiter. En parallèle, on fait la connaissance de Phyllis Danbury et Alexeï Koulikov. Elle est journaliste au New York Times et enquête sur l’assassinat d’une riche héritière américaine en Suisse. Le second est un colonel russe, venu assister à un sommet sur la guerre entre l’URSS et les moudjahidines d'Afghanistan.

Trois personnages qui n’ont a priori pas grand-chose en commun mais qui vont se retrouver confrontés à l’un des pires complots de l’Histoire. Une intrigue intéressante, mêlant réalité et fiction, agrémentée de quelques QR codes qui mènent à des petites vidéos disponibles sur le site de l’éditeur, comme pour nous immerger un peu plus. L'intrigue est rythmée, le vocabulaire recherché et tout était réuni pour que je passe un agréable moment de lecture. Sauf que… Sauf que l’auteur s’octroie des facilités qui, sur la durée, ont fini par me rendre dingue !

La première partie du roman est plutôt plaisante. On nous présente le contexte géopolitique et les trois personnages principaux, l’intrigue se met en place peu à peu, c'est prenant. Puis le complot nous est dévoilé et c’est le drame.

Car à partir de là, Aymeric Janier transforme ses personnages, Aaron en particulier, en super-héros ! Les facilités et les incohérences se multiplient à tel point que la lecture en devient un peu désagréable, car on a bien du mal à y croire. Deux exemples : l’instructrice d’Aaron, celle qui l’a formé, entendons-nous bien, incapable de prendre le dessus sur lui, mais réussissant dans la foulée à se débarrasser à mains nues de deux tueurs expérimentés ; la famille et les proches d’Aaron sous surveillance et sous écoute, mais les preuves d’un complot qui implique les sphères les plus hautes de l’Etat, y compris le Président lui-même, transitent tranquillement par la Poste parce que personne n’a songé à éplucher le courrier ! Sérieusement ?

Les situations de ce genre sont nombreuses dans la seconde partie du livre et c’est bien dommage parce qu'il avait un joli potentiel. Mais à l'heure où les romans et les séries sur le thème de l'espionnage se multiplient, le lectorat se fait plus exigeant et L'étoile d'Orion n'a malheureusement pas réussi à me convaincre. Une prochaine fois, peut-être ?

Note : ★★☆☆

Plus d'informations

L'étoile d'Orion, de Aymeric Janier
Editions Beta-Publisher (2019) - 504 pages - Support numérique - Thrillers & Polars

SPECTRE. Derrière cet acronyme se cache une organisation aussi redoutable que mystérieuse, née sur le sol américain en réaction à "l'incident du 20 janvier 1986". Ses agents, recrutés dans le plus grand secret, au terme d'une sélection draconienne, lui sont inféodés corps et âme. Sous couvert d'éliminer les menaces extérieures, l'organisation, tentaculaire, nourrit en réalité un tout autre dessein. Face à ce monstre aux multiples visages va se dresser un improbable trio. Trois individus pris dans une toile mondiale et qui vont se débattre pour faire éclater la vérité, au péril de leur vie.

Le compte Twitter de l'auteur : https://twitter.com/AymericJanier

2 commentaires:

  1. tu m'apprends le terme de grobillisme et c'est exactement celui qui me manquait pour Le cri de Nicolas BEUGLET, heureusement qu'il y a les réseaux de lecteurs pour éviter certaines lectures apparemment tentantes

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    1. En effet, c'est précisément à ça que ça sert : éviter certaines lectures et en recommander d'autres, très chouettes ! ;)

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