lundi 26 janvier 2015

ALE 2100, tome 1

ALE 2100 #1, de Sophie G. Winner

Ouvrage auto-édité (2014)
Format ePub, 654 pages
Ados & YA

Lola, étudiante et gameuse, est invitée à tester en avant-première une représentation virtuelle de la Terre en 2100 dénommée ALE. Dans leur tour du monde, Lola et ses compagnons devront affronter le résultat de leurs actions, dont la guerre de l’eau, le travail sponsorisé, la dette de mort et l’esclavage occidental ne sont que des exemples.
Ce voyage, sous forme de jeu, leur offre l’opportunité de remporter une grosse somme d’argent s’ils gagnent la partie ; argent que Lola compte bien utiliser pour partir à la recherche de son père dont elle est sans nouvelles depuis des mois. Mais sur son chemin, Lola va croiser cet homme mystérieux, coincé dans la simulation, qui va chambouler ses missions et devenir sa dernière quête. Et si, pour le sauver lui, elle devait sauver le monde de demain ?

Ma chronique
En Juillet 2014, je découvrais le début d’ALE 2100, le roman citoyen auto-édité de Sophie G. Winner, dont la première partie est disponible gratuitement sur le site de l’auteur. Je m’y étais intéressée dans le cadre d’un challenge de réconciliation avec le principe même d’autoédition, et c’est sur une bien jolie pépite que j’étais tombée. Suite à ma chronique enthousiaste de l’époque, Sophie avait très gentiment proposé de me faire parvenir la suite, c’est-à-dire en réalité, la fin du tome 1, en ePub dédicacée qui plus est.

Si j’ai un peu tardé à m’y remettre, c’est par manque de temps, pas par manque d’envie, que les choses soient bien claires. Mais je me suis enfin replongée dans ALE vendredi dernier, et c’est en trois jours à peine que j’ai dévoré cette suite très addictive. Lorsque j’ai éteins ma liseuse hier soir, c’est avec la ferme intention de charger cette histoire sur celle de mon fils de 12 ans ½ et ce pour plusieurs raisons. La principale, c’est qu’il s’agit, selon moi, d’un roman d’utilité publique. Pourquoi ? Parce qu’ALE, c’est une extrapolation de ce que sera notre Terre en l’an 2100, si nous ne changeons pas nos habitudes, au niveau planétaire, tous ensemble.

Une extrapolation effrayante car terriblement réaliste, mais en même temps dénuée de ce petit côté « donneur de leçon » que pareil sujet pouvait faire craindre. C’était l’écueil à éviter, et Sophie l’a fait avec brio. Son véritable coup de génie, c’est de passer par le jeu vidéo pour transmettre son message, une manière extrêmement ludique pour nos ados et leurs parents que de découvrir les possibles – probables ? – conséquences futures de nos actions actuelles, de la négligence avec laquelle nous considérons cette pauvre Terre. Et si l’intrigue en elle-même – l’un des concepteurs du jeu se retrouve coincé dedans – n’est qu’un prétexte, le propos reste léger et distrayant.

Un roman d’anticipation ambitieux et moderne, aux personnages véritablement sympathiques et attachants, qui pointe du doigt tous les enjeux de la préservation de notre planète, et nous incite à nous interroger sur ce qu’il est possible à chacun d’entre nous de réaliser individuellement, sur ce que nous pourrions faire collectivement aussi... Quand je vois ce que l’on s’acharne à faire lire à nos chères têtes blondes au collège alors que certains auteurs engagés et actuels proposent des livres comme ALE 2100, j’ai juste envie de donner un grand coup de pied dans la fourmilière. Rendez service à vos enfants, offrez leur ce roman !

Note : ★★★★★

Lu en numérique !

2 commentaires:

  1. Merci pour cette magnifique chronique. Je suis toujours très touchée de lire que d'autres personnes croient en mon message et qu'elles sont prêtes à le partager et à le faire circuler. Merci, vraiment. Merci de m'accompagner.

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    1. C'est tellement important de pointer les conséquences ! Si les gens étaient davantage conscients des enjeux, peut-être les choses commenceraient-elles à évoluer dans le bon sens. Et nos enfants sont les citoyens de demain, il faut les convaincre...

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