vendredi 26 février 2021

La plume magique de Gwendy, de Richard Chizmar


On se retrouve aujourd’hui avec la suite de Gwendy et la boîte à boutons, une chouette novella écrite à quatre mains par Stephen King et Richard Chizmar en 2018. King s’est effacé au profit de son comparse pour cette suite qui, cette fois, est un roman à part entière. Il se contente d’une préface dans laquelle il exprime toute son admiration pour Richard Chizmar et cette histoire. En ce qui me concerne, après avoir tourné la dernière page, je suis un peu dubitative, je dois dire.

On retrouve Gwendy un peu plus de 20 ans après la fin de la novella. Elle a 37 ans, elle a vécu des tas de choses plutôt positives, notamment la publication de plusieurs livres, le tournage d’un documentaire qui lui a valu un beau succès, et la voilà maintenant représentante au congrès. Tandis qu’à Castle-Rock, deux enlèvements de jeunes filles viennent d'être perpétrés, la boîte à boutons rejaillit soudain dans la vie de Gwendy. Plutôt alléchant, non ? Sauf que je suis passée complètement à côté !

À cause du style, pour commencer. J’ai souvent du mal avec les récits au présent, mais alors quand ils sont à la troisième personne du singulier, c’est le "pompon de la pomponnette". Une amie m’a fait remarquer que cela donnait l’impression de lire un scénario et ce n’est pas faux. En tout cas, cela ne m’a vraiment pas aidée à m’immerger dans ma lecture. Pourtant, ce n’est pas seulement ça. En fait, j’ai passé tout le roman à attendre un événement qui n’est jamais venu.

La vraie bonne idée de la novella, c’était la boîte à boutons, et c’est donc elle que j’étais venue retrouver, plus que Gwendy finalement. Seulement dans cette histoire, elle n’est qu’un simple accessoire qui fait certes s’interroger notre représentante sur un tas de sujets mais c’est à peu près tout. Pendant la première moitié du roman, il ne se passe pas grand-chose, il faut bien le dire. On ne le répétera jamais assez, de toute évidence : une bonne histoire ne se mesure pas au nombre de clins d’œil au King Universe qu’elle contient.

C’est donc une intrigue policière bien longue à démarrer et saupoudrée de quelques pincées de fantastique qu’on nous propose ici. Mais on a surtout l’impression que Chizmar se cherche, qu’il ne sait comment faire passer son admiration pour le Maître tout en écrivant sa propre histoire, comme s’il n’avait au final pas grand-chose à raconter. Et c'est le cas, tout cela est bien creux. La facilité du dénouement et les dernières pages pétries de bons sentiments m'ont juste achevée. J’attendais beaucoup plus et j’en ressors vraiment frustrée. Une grosse déception, en somme.

Note : ★☆☆☆

Plus d'informations

Gwendy et la Boîte à Boutons, tome 2 : La plume magique de Gwendy, de Richard Chizmar
Le Livre de Poche (2021) - 320 pages - Support numérique - Fantastique & Horreur

Au lendemain d’une tempête de neige, le shérif Norris Ridgewick et son équipe recherchent désespérément deux jeunes filles disparues, mais le temps presse et les chances de les retrouver vivantes s’amenuisent. À Washington DC, Gwendy Peterson, trente-sept ans, n’a plus rien à voir avec l’adolescente complexée qui passait son été à courir dans Castle Rock. L’été de ses douze ans, on lui avait confié l’extraordinaire boîte à boutons de Richard Farris, l’homme énigmatique au costume noir. Gwendy recevait des cadeaux de la part de la fameuse boîte en échange de ses soins et de son attention. Jusqu’au jour où Farris a disparu en l’emportant avec lui. Vingt-cinq ans plus tard, la boîte réapparaît. Cette mystérieuse résurgence, couplée avec les étranges disparitions à Castle Rock, mène Gwendy à retrouver le chemin de sa maison. Peut-être parviendra-t-elle à arrêter la folie d’un homme avant qu’il ne soit trop tard ?

2 commentaires:

  1. Tu as été soft finalement, je reste presque sur ma faim ;-)
    mais je passerai mon chemin!!!

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