vendredi 14 août 2020

Destins liés, d'Elia Lasserre

On se retrouve juste avant le week-end pour une petite chronique en retard ! Celle de Destins liés, d’Elia Lasserre, que j’ai lu au début du mois d’août mais pour lequel je n’avais pas encore trouvé le temps de vous faire un retour. Un petit livre à la croisée des genres, entre fantasy et romance historique. Comme pour ma précédente lecture, sans doute pas un roman vers lequel je me serais tournée si je n’avais pas virtuellement connu l’autrice mais bon, l’été est l’occasion de faire des découvertes alors go !

C’est l’histoire d’Isaure, jeune femme issue de la famille royale de Millasia. Suite à un violent coup d’état qui a coûté la vie à sa sœur et à ses parents, elle a dû s’exiler au Danemark chez son oncle et sa tante. Elle revient neuf ans plus tard, sous prétexte de signer les papiers pour la vente du manoir familial dont elle a hérité avec son frère Adam. Ses motivations sont en réalité plus troubles, entre esprit de revanche et manque affectif. Toujours est-il qu’elle va se retrouver en butte à une sombre malédiction, un roi despotique et des divinités complotistes !

Comme vous le savez, la romance et moi, ça fait deux et je comptais grandement sur l’aspect historique pour apprécier cette histoire. Malheureusement, il est très peu développé, dans ce 1er tome en tout cas. À l’inverse, j’ai découvert un style que je ne connaissais pas du tout : la mise en scène de divinités qui sont parties prenantes dans l’histoire. De quoi attiser ma curiosité, même si je dois bien avouer que tout cela est resté un peu confus pour moi pendant un bon moment. C’est une histoire à tiroirs, le conflit entre Isaure et le roi Rodolphe n’étant que le reflet de la guerre sans merci que se livrent le dieu Gabriel et les Damnations. Ajoutez à cela une malédiction et vous aurez une idée de la complexité de l’intrigue.

Du côté des personnages, j’avoue avoir eu du mal avec Isaure. C’est une fille si pleine de contradictions qu’on ne sait jamais sur quel pied danser avec elle. Amoureuse de son frère aîné, un type violent qui fait tout sauf fantasmer, elle se comporte comme une femme libérée mais elle est prête à se soumettre à n’importe quel homme capable de l’entretenir. Elle passe la moitié de son temps à trembler comme une feuille et l’autre moitié à enchaîner les bourdes qui la mettent en danger. J’ai d’ailleurs eu un peu le même problème avec Samuel, dont on peine à comprendre les motivations. Au final, j’ai trouvé le roi Rodolphe nettement plus intéressant : il est sans pitié mais fidèle à sa ligne de conduite.

Pour conclure, c’est une histoire avec un bon potentiel mais qui s’éparpille peut-être trop. Beaucoup d’éléments composent l’intrigue qui gagnerait à être clarifiée, je pense. J’aurais notamment aimé en apprendre plus sur cette religion basée sur les Esprits. Alors certes, c’est un premier tome mais il doit donner le ton et envie de lire la suite. On a parfois du mal à cerner les personnages et de ce fait à s’y attacher mais j’ai lu que ce roman ne déparait pas du tout chez Gloriana Editions. Alors si vous aimez leurs publications, foncez, vous ne serez pas déçu !

Note : ★★☆☆

Plus d'informations

La Divine Damnation, tome 1 : Destins liés, de Elia Lasserre
Editions Gloriana (2020) - 300 pages - Support papier - Fantasy (romance)

En 1891, Isaure Barrera retourne sur Millasia après un exil de neuf ans. Autrefois nièce de la reine, elle a vu sa famille périr à cause d’une malédiction et d’un coup d’État provoqué par l’actuel roi, Rodolphe. Pour retrouver ses terres, il lui faut se soumettre une dernière fois à lui. Cependant, une fois là-bas, Isaure doit refaire face à ses erreurs passées. Malgré sa détermination à mettre un terme à cette longue succession de tragédies qui hantent les derniers survivants de sa famille, d’autres forces complotent dans l’ombre pour les attirer tous vers le néant.

Le site de l'auteur : https://elialasserre.wixsite.com/website

2 commentaires:

  1. Coucou Kahlan ! Je viens de lire ta chronique, je la trouve constructive et intéressante à plusieurs égards. Je savais que la romance n'est pas ta tasse de thé (et puis tu le devineras, la suite se dirige plutôt vers la dark romance que la romance, vu les circonstances dans lesquelles celle-ci prend place).
    Par rapport à Isaure, tu as cerné le personnage. La dépendance affective et la soumission sont deux aspects importants de sa personnalité, et que je développe dans la suite. Je comprends toutefois qu'on puisse avoir du mal avec elle. Pour le côté confus que tu as souligné avec Sam et les divinités, tu n'es pas la seule à avoir noté ce souci. J'y ai réfléchi, notamment avec le MP que tu m'avais envoyé. Je pense qu'il y a moyen de clarifier le début afin de résoudre ce souci, et je prends bonne note de tes remarques. Même si la romance reste une part importante de l'intrigue, le côté fantastique compte et je veux que ce soit aussi développé que la romance. Dans la mesure du possible, je vais prendre en compte ça pour bien clarifier. Pour le côté historique en revanche, ainsi que la personnalité d'Isaure, je ne peux pas le changer car c'est volontaire de ma part. Merci de ton retour détaillé, de ta bienveillance. :)

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    1. J'ai trouvé que la romance n'était pas si développée dans ce tome donc de ce côté-là, ça passait plutôt bien, surtout qu'il y avait matière à prendre plaisir à côté.
      Je crois que mon plus gros soucis, c'est l'aspect un peu confus de l'intrigue. On ne comprend les enjeux que très (trop ?) tard, ce qui fait qu'on a du mal à s'impliquer. L'aspect religieux est hyper intéressant mais là encore, il faudrait le développer (à travers les yeux d'Isaure peut-être ?). Je développerais aussi le côté historique, ça donnerait du poids à l'ensemble, de la crédibilité.
      Quant à Isaure... on ne peut pas aimer tout le monde ! :p Tout cela n'est qu'un ressenti personnel, il ne faut pas le prendre autrement et surtout pas comme un jugement de valeur !
      Bon courage pour la reprise.
      Kalh'.

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