dimanche 17 novembre 2019

La fille au tatouage, de Kristina Ohlsson


J’ai découvert Kristina Ohlsson l’année dernière avec Les enfants de cendres, le premier opus de la saga Fredrika Bergman. Je me souviens que j’avais été déçue par l’intrigue qui manquait un peu d’ambition à mon goût et des personnages assez fades pour lesquels je n’avais pas ressenti grand chose. La suite, La fille au tatouage, était néanmoins déjà dans ma pile à lire et je savais que je tenterais à nouveau l’expérience. C’est chose faite !

Autant le dire tout de suite, si les personnages m’ont davantage touchée, peut-être parce que je les connaissais déjà, l’intrigue m’a à nouveau laissée dubitative. Elle démarre pourtant au quart de tour dans le prologue avec l’agression sexuelle d’une jeune fille sur la propriété familiale. Puis le récit fait un bond dans le temps et on va suivre deux trames en parallèle : le mystérieux suicide d’un couple en apprenant le décès par overdose de leur fille aînée, et la situation périlleuse d’une femme accusée de trafic de drogue au cours d’un voyage en Asie.

Cela commençait plutôt bien, avec des thèmes intéressants et très actuels, en particulier l’accueil des réfugiés clandestins en Suède. On retrouve une Fredrika en pleine grossesse, épuisée, limite apathique. J’ai personnellement eu la chance d’avoir une grossesse qui s’est bien passée, alors j’ai eu du mal à concevoir que cela puisse la mettre dans pareil état, mais bon, passons. Alex, le chef du service, Peder, le misogyne aux blagues à deux balles, et Spencer, l’homme marié infidèle, père du bébé à naître de Fredrika, sont également de la partie.

S’ils ne sont pas désagréables, la constante de tous ces personnages, c’est quand même qu’ils ont élevé la politique de l’autruche au rang d’art ! Ils ont des problèmes, tous, mais à part attendre que le vent tourne, ils ne font rien. Ils ne sont pas même capables d’avoir une conversation avec leur conjoint(e). Cela ne donne pas une très bonne image des Suédois, je suis navrée de le dire !

Mais revenons à l’intrigue en elle-même. La première partie du roman est plutôt réussie mais elle finit par retomber comme un soufflet, malheureusement. L’enquête s’enlise, on tourne en rond, ça part un peu dans tous les sens, à tel point qu’on a envie de leur taper dessus pour les forcer à se calmer et à réfléchir deux minutes. Quand le lecteur comprend les tenants et aboutissants avant les enquêteurs, ce n’est jamais bon signe. Je n’irai pas jusqu’à prétendre que j’avais tout deviné, mais suffisamment cependant pour m’ennuyer ferme toute la seconde partie du livre.

Un bilan mitigé, donc. Je n’arrive pas à me défaire de la sensation que l’auteur a cherché à faire durer en nous proposant beaucoup trop de fausses pistes alors que le dénouement coulait de source. C’est dommage, le thème était intéressant et le style plaisant, mais la construction du récit n’a pas su me convaincre.

Note : ★★★☆☆

Plus d'informations

Saga Fredrika Bergman, tome 2 : La fille au tatouage, de Kristina Ohlsson
Editions Michel Lafon (2012) - 396 pages - Support papier - Thrillers & Polars

La nuit de la Saint-Jean, une jeune fille est agressée et violée. Malgré ses cris, personne n’est venu à son secours… Quinze ans plus tard, un pasteur et sa femme sont retrouvés morts : les Alhbin se seraient suicidés en apprenant le décès par overdose de leur fille aînée. L’affaire est confiée à l’équipe de Fredrika Bergman. Épuisée par sa grossesse mais déterminée à découvrir la vérité, celle-ci ne tarde pas à mettre au jour un sordide réseau de trafic humain exploitant la détresse des réfugiés clandestins. À l’autre bout du monde, Johanna, la fille cadette du couple Alhbin, travaille en Thaïlande sur un dossier sensible. Si sensible que quelqu’un cherche manifestement à mettre un terme définitif à ses recherches : son téléphone ne marche plus, son billet d’avion est annulé, et on glisse de la drogue dans sa valise… Alors que le piège menace de se refermer, les enquêtes de Fredrika et de Johanna semblent peu à peu converger vers une révélation terrible et stupéfiante.

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