dimanche 9 décembre 2018

Le nom du vent, de Patrick Rothfuss


On se retrouve enfin avec une nouvelle chronique, trois longues semaines après la précédente ! A ma décharge, Le nom du vent est un pavé de près de 800 pages, mais j’ai mis beaucoup de temps à le lire, c’est un fait. Et encore, je crois que si Julie, ma compagne de LC qui le lisait en parallèle et avec laquelle j’échangeais mon ressenti plusieurs fois par semaine, n’avait pas été là, il m’aurait fallu plus de temps encore ! Je crois que le quatrième de couverture tout autant que le buzz dont ce roman a bénéficié à sa sortie l’ont desservi car je m’attendais à tout autre chose…

Tout commence dans une petite auberge où Kvothe, l’un des hommes les plus emblématiques du pays, à présent devenu simple aubergiste, décide de raconter sa vie à Chroniqueur, biographe et scribe de passage. Un long récit qui va occuper trois journées de leur vie, dont Le nom du vent ne constitue que la première. Ce tome s’attache à l’enfance de Kvothe, une enfance entachée par un terrible drame, l’assassinat de ses parents et de toute leur troupe de comédiens par des créatures qu’il nomme les Chandrians. Un événement qui va bouleverser toute sa vie et l’inciter à se mettre en quête de ces créatures disparues aussitôt leur forfait accompli.

Cela commençait plutôt bien et j’ai beaucoup aimé toute la première partie, où l’on découvre la vie itinérante de Kvothe au sein de la troupe ainsi que son apprentissage auprès d’un arcaniste, un magicien formé à l’Université qui pratique le Sympathisme et connaît le nom des choses. Mais au moment où l’intrigue devrait se mettre en place et enfin décoller, c’est à dire finalement à la mort de ses parents, les premières longueurs sont apparues et se sont définitivement installées. Dès lors, les moments de sa vie se succèdent de manière linéaire et, il faut bien le dire, sans réelle surprise.

Si je ne devais retenir que trois éléments de cette histoire, je citerais les problèmes d’argent, les persécutions d’Ambrose à l’Université ainsi que la belle et inaccessible Denna. Non seulement ça n’a rien de très original, mais pendant près de 800 pages, c’est extrêmement redondant. Cela n’a rien à voir avec les Chandrians, dont on termine ce premier tome sans savoir grand chose. Passée la première moitié du livre, on commence à trouver ça long ; passé le troisième quart, on peine à se remettre dedans le soir venu ; passée la dernière page, on soupire de soulagement à l’idée de pouvoir enfin passer à autre chose.

Il y avait pourtant matière à intéresser le lecteur. J’aurais adoré en apprendre plus sur l’Université et le Sympathisme en lui-même, sur ces araignées tueuses dont il est fait mention au tout début de l’histoire ou encore le terrible draccus, sur Bast le satyre ou encore la lunaire et mystérieuse Auri. Mais non, tout tourne autour de Kvothe, ses problèmes d’argent, son amour pour Denna. La plume est fluide, certes, et la lecture très aisée, mais à force de tourner en rond, l’intrigue finit par manquer d’intérêt. En dehors de quelques passages très prenants, tout est long, beaucoup trop long et c’est dommage.

Un roman qui n’a pas su me convaincre. Malgré tout, je reste curieuse de la vie de Kvothe, des circonstances qui l’ont amené à se retrouver dans cette petite auberge où il s’étiole. Mais il me faudra sans doute du temps pour me décider à lire la suite.

Note : ★★★☆☆

Plus d'informations

Chronique du Tueur de Roi, tome 1 : Le nom du vent, de Patrick Rothfuss
Editions Bragelonne (2014) - 781 pages - Support numérique - Fantasy

J'ai libéré des princesses. J'ai incendié la ville de Trebon. J'ai suivi les pistes au clair de lune que personne n'ose évoquer durant le jour. J'ai conversé avec les dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels. J'ai été exclu de l'Université à un âge où l'on est encore trop jeune pour y entrer. J'y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent. Mon nom est Kvothe. Vous avez dû entendre parler de moi.
Un homme prêt à mourir raconte sa propre vie, celle du plus grand magicien de tous les temps. Son enfance, dans une troupe de comédiens ambulants, ses années de misère dans une ville rongée par le crime, avant son entrée, à force de courage et d'audace, dans une prestigieuse école de magie où l'attendent de terribles dangers et de fabuleux secrets... Découvrez l'extraordinaire destin de Kvothe : magicien de génie, voleur accompli, musicien d'exception... infâme assassin. Découvrez la vérité qui a créé la légende.


Site de l'auteur : https://www.patrickrothfuss.com/content/index.asp

4 commentaires:

  1. Coucou :)
    Très jolie chronique !
    Contente de l'avoir lu avec toi, sinon je me dis que ça aurait été encore plus laborieux (même si le mot est un peu fort).
    La prochaine LC sera meilleure :) Bises

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    1. Tout pareil ! A bientôt Julie et bonnes lectures en attendant ! Bises.

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  2. Un avis qui fait du bien à lire tant je n'en ai entendu QUE des critiques dithyrambiques ... ce qui me paraît toujours louche ;-) !
    Je compte le lire à 100%, mais au moins maintenant je sais qu'il y a du bon et du moins bon.
    Merci !

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    1. Je me méfie aussi grandement des livres que tout le monde porte aux nues parce que j'ai tendance à en attendre trop et je suis fatalement déçue. Là, il suffirait d'enlever 300 pages pour que ce soit chouette, en fait ! :p

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