samedi 9 janvier 2021

Dune, tome 1, de Franck Herbert


Bien qu’elle soit considérée comme un chef d’œuvre de la science-fiction, j’étais jusqu’ici passée à côté de la saga Dune, refroidie par toutes les rumeurs de lecture ardue qui la concernent. Seulement voilà, après avoir vu un teaser du film de Denis Villeneuve annoncé pour l’automne prochain, je me suis dit que ce serait quand même mieux de faire les choses dans l’ordre et j’ai donc commencé l’année 2021 avec Frank Herbert. C’est du tome 1 qu’il sera question ici.

Pour un récit datant de 1965, j’ai été réellement impressionnée de constater qu’il n’avait pas vieilli d’un poil ! Herbert était même carrément avant-gardiste puisqu’il est énormément question d’écologie. Nous sommes sur la planète Arrakis, un désert aride où l’eau revêt une importance vitale à cause de l’absence totale de précipitations. Un lieu hostile et désolé soumis à de violentes tempêtes, et où des vers géants peuplent les sables et dévorent tout ce qui passe à leur portée. Un lieu pourtant prisé car il est la seule source d’Épice de l’univers.

Mais c’est quoi l'Épice ? Une substance impossible à synthétiser qui accroît considérablement la durée de vie de ceux qui la consomment, immunise contre certaines maladies et stimule parfois les capacités psychiques. Autant dire une source de richesse que les puissants s’arrachent, que ce soit l’Empereur, le conglomérat commercial connu sous le nom de CHOM ou encore les Grandes Maisons, avec en tête celle des Harkonnen. Nous arrivons dans l’histoire au moment où le Duc Leto Atréides se voit confier la gestion de Dune et de son Épice par l’Empereur.

L’univers de Frank Herbert est d’une richesse exaltante, peuplé de merveilles et d’horreurs, doté d’un vrai contexte politique et économique ainsi que de très forts courants de pensée (l’école des Mentats, l’ordre du Bene Gesserit, l’école Suk…). Il est vaste et dense mais je n’ai eu aucune difficulté à l’intégrer et à tomber sous le charme. Paul et sa mère, Jessica, sont deux personnages attachants, ils sont entourés d’une kyrielle de personnages secondaires plus intrigants les uns que les autres.

Un véritable coup de cœur pour bien commencer l’année ! Cette première partie pose l’intrigue mais pas seulement. Il se passe beaucoup de choses et les thèmes abordés sont très intéressants : intrigues politiques mais aussi naissance d’un messie, pouvoirs psychiques, stratégie, écologie et découverte d’un monde et d’un peuple tous deux fascinants. J’ai adoré et je me suis acheté le Mook Dune de Lloyd Chéri pour en apprendre plus. Ma lecture du tome 2 ne saurait tarder, je n’y résisterai pas !

Note : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ 

Plus d'informations

Dune, tome 1, de Franck Herbert
Editions Robert Laffont (2020) - 790 pages - Support numérique - Science-fiction

Il n'y a pas, dans tout l'Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l'épice de longue vie, née du désert, et que tout l'univers convoite. Quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et changera le cours de l'Histoire. Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique : elles veulent créer un homme qui réunira tous les dons latents de l'espèce. Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l'Empire ?

10 commentaires:

  1. Dune est dans ma wishlist et tu me donne encore plus envie de le découvrir !

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    1. N'hésite pas, c'est une petite pépite ! Et merci de ton passage par ici. :)

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  2. Jolie chronique que celle-ci. De la race qui donne envie de se plonger dans l'oeuvre. La magie de Dune réside dans le fait qu'Herbert se soit ingénié à gratter le(s) postulat(s) de départ jusqu'à la plus infime des potentialités. Et encore, ce n'est qu'un premier tome, les suivants (écrits par le père) se complexifient tout en restant abordables. Ceux initiés par le fils , plus opportunistes et sur le surf de la première saga, sont plus simples, n'ont pas la même force et paraissent dispensables à certains. Perso, je les ai pris pour ce qu'ils sont et ils ne m'ont pas déçus outre mesure.

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    1. Je vais déjà commencer par lire ceux du père, et pour l'instant, je suis sous le charme. Merci de ton passage.

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    2. Tu vas consacrer du temps à ceux du père. Gaffe au Messie: il convient d'être très attentif et patient à tous ses détails. Pour les uns l'intérèt du cycle finit là, pour les autres il y finit. Le tome ne provoque pas les clivages mais le simple constat d'une différentiation des avis. A noter que certaines personnes sont hermétiques à la saga, ce sont souvent les lecteurs récents pour qui les attentes ont été déçues par le battage incessant autour de l'oeuvre.

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    3. Merci pour tes conseils ! :)

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  3. Dans le même genre, le planet-opera, il y a:
    Dan Simmons avec l'enfilade romans regroupés sous la licence: "Les cantos d'hyperion"
    Brian W. Aldiss avec la trilogie d'Helliconia
    ... et tant d'autres.

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    1. Merci ! Je ne connais pas du tout Aldiss. J'avais essayé Simmons il y a très longtemps, mais j'étais sans doute bien trop jeune pour apprécier, je pense. Je réessaierais.

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    2. Helliconia a ses fans et ses indifférents. J'appartiens aux premiers. A l'égal de Dune il y faut la patience des 150 premières pages comme un mur, qui une fois franchi, ouvre un monde plein.
      Hyperion, là aussi: ses fans et ses détracteurs. J'appartiens aux seconds en pensant que Simmons en parfait faiseur n'a fait qu'amalgamer des idées SF que d'autres avaient eu avant lui. Mais çà se laisse lire et constitue une porte idéale de découverte de la SF.

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    3. Je garde les noms sous le coude au cas où, merci.

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