jeudi 22 octobre 2020

Je suis ta nuit, de Loïc Le Borgne


Il m’aura fallu attendre ce mois d’octobre et ses lectures halloweenesques pour découvrir mon seul et unique coup de cœur de 2020 ! Si j’ai beaucoup aimé un certain nombre de livres, et encore pas tant que ça, le coup de cœur se faisait vraiment attendre. Il est enfin là et vous n’allez pas le croire, c’est pour un ouvrage dont la première édition date de 2008. ActuSF l’a réédité en juin dernier et c’est grâce à Babelio que je le découvre aujourd’hui. Ce petit bijou, c’est Je suis ta nuit, de Loïc Le Borgne.

En tant que fan de S. King dont j’ai lu tous les écrits, je suis extrêmement sensible à certaines histoires. Entendez par là que, si j’adore baigner dans le même genre d’atmosphère, je suis aussi assez prompte à crier au plagiat. Un champ de maïs, des voix qui s’échappent de canalisations, des égouts, un clown et des ballons… Tout cela a très vite fait de m’agacer prodigieusement. Alors quand le bandeau publicitaire de Je suis ta nuit m’annonce une bouffée d’angoisse entre Stranger Things et Stephen King, j’ai peur, j’ai très peur. Et en même temps, je suis curieuse…

Alors oui, on est tout à fait dans une histoire à la King et pourtant, nous sommes en Bretagne, dans une petite ville du nom de Duaraz, confrontés à une légende locale, celle du Bonhomme Nuit. Autrefois en effet, dans la région de Saint-Brieuc, on disait aux enfants que le Bonhomme Nuit viendrait les chercher s’ils n’étaient pas sages. C’est un genre de croque-mitaine, qui va s’attaquer à une petite bande d’amis de onze ou douze ans. Pourquoi eux ? Je ne le dirai pas ici, ce serait dommage de vous spoiler, sachez seulement qu’il y a une excellente raison.

Vous retrouverez dans ce livre tout ce que vous avez pu aimer chez King : l’amitié, l’entraide, la force de l’innocence, la puissance de l’imagination, la nostalgie de l’enfance et de cette époque. Sans oublier les créatures surnaturelles et le Mal avec un M. Mais au fond, vous verrez, comme souvent chez King, c’est de la réalité que survient l’horreur, même si elle se manifeste sous les traits d’une créature fantastique.

Vous y trouverez aussi tout ce que vous avez aimé dans la série Stranger Things : des tas de références aux années 80 en France, le premier Star Wars, Goldorak, Albator, Casimir, G.I. Joe, et j’en passe. J’avais sept ans en 1980, et j’ai connu et aimé tout ce que Loïc Le Borgne mentionne dans son roman, ce qui explique peut-être ce coup de cœur, d’ailleurs. Il y a aussi la voix de Pierre, qui nous raconte son histoire et celle de ses copains, qui sonne tellement juste que je me suis sentie téléportée des années en arrière.

C’était vraiment chouette ! Un Club des Ratés made in France aux personnages attachants, une intrigue originale, parfaitement maîtrisée et une plume hyper évocatrice. C'est ça, Je suis ta nuit, et je vous le recommande chaudement, vraiment.

Note : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Plus d'informations

Je suis ta nuit, de Loïc Le Borgne
Editions ActuSF (2020) - 350 pages - Support papier - Fantastique & Horreur

Été 1980, dans un village de Bretagne... Ils sont six copains, inséparables, rêvant à Star Wars, Goldorak et aux filles. Lors d'une partie de casse-bouteilles, ils découvrent le cadavre mutilé d'un vagabond. C'est le début d'une cascade d'évènements terrifiants, mystérieux, dont les enfants sont l'épicentre. La peur s'installe dans le village et peu à peu, la bande comprend qu'une force maléfique rôde et qu'elle cherche à les détruire. Le Mal est-il de retour ?

Site de l'auteur : http://loicleborgne.over-blog.com/


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