mercredi 2 septembre 2020

In the end, de Demitria Lunetta


Presque deux mois après la lecture d’In the after, je replonge dans l’univers de Demitria Lunetta avec la suite de la duologie, In the end. Si le premier tome n’était pas exempt de défauts, loin de là, il avait au moins le mérite d’aborder des thèmes intéressants et d’être dynamique. Le second n’a pas même ça pour le sauver. Sans vouloir être méchante ni manquer de bienveillance, il faut quand même bien reconnaître que c’est un ratage complet.

On retrouve Amy trois mois après qu’elle ait quitté New Hope. Trois mois de terreur dans un monde envahi par les Floraes, ces créatures humanoïdes issues d’une expérience qui a mal tourné. Je m'attendais à découvrir sa vie à l’extérieur du centre, ses difficultés, sa solitude… Que nenni ! Amy reçoit un message l’avertissant que Baby, sa petite sœur, est en danger de mort - ah bon, parce qu’elle ne s’en doutait pas suite à ce qui s'est passé dans le tome 1 ? - et qu’elle doit se rendre à Fort Black pour y chercher de l’aide. Aussitôt dit, aussitôt fait, la page suivante, elle est devant la porte. Soit.

Nous voilà donc avec un nouveau microcosme, une société qui s’est organisée dans une prison pour survivre à la vague des Floraes. Vous le sentez venir ? Oui, Fort Black est peuplé d’anciens prisonniers, meurtriers en tous genres, violeurs, j’en passe et des meilleurs. Il est dirigé par un pseudo dictateur et un scientifique accro aux médocs. Nous v'là bien ! Malgré ces caricatures à la pelle, ça aurait pu être intéressant si seulement l’autrice avait eu un début d’intrigue à nous proposer mais ce n’est pas le cas ! En fait, on se rend très vite compte qu’elle n’a rien à raconter.

Le passage à Fort Black traîne en longueur, il ne s’y passe rien d’autre qu’une accumulation de clichés plus lourdingues les uns que les autres - vous remarquerez que je m’abstiens d’évoquer l’histoire d’amour peu crédible qu’on ne manque pas de nous servir, YA oblige - et quand enfin on retourne à New Hope, Amy a fait une avancée de taille : elle a trouvé la personne qu’elle était venue chercher. Balèze, la fille ! Ah non mais rassurez-vous, il y a tellement de suspens que cette information ne relève en rien du spoiler... 

Bref, là encore, on pourrait s’attendre à ce qu’elle fonce sauver sa sœur et cherche à se venger de tout le mal qu’on leur a fait. Non, pas cette fois, je ne spoilerai pas. Je vais plutôt vous proposer un petit jeu : devinez, dans les commentaires, le traitement réservé au savant mégalo, sachant que c’est une héroïne qui se veut badass, avec un flingue, des couteaux, etc. ... Et ne trichez pas ! Bon, sans rire - même si la fin est clairement risible -, ce second tome est une énorme déception. Des clichés en veux-tu en voilà, une intrigue d’une pauvreté affligeante et un triangle amoureux qui l’est tout autant. A oublier vite, très vite !

Note : ★☆☆☆

Plus d'informations

In The After, tome 2 : In the end, de Demitria Lunetta
Editions Lumen (2015) - 406 pages - Support numérique - Ados & YA

Trois mois se sont écoulés depuis qu'Amy s'est échappée de New Hope. Depuis qu'elle a vu Baby ou Kay ou Ray pour la dernière fois. Elle survit seule, comme elle le faisait avant d'être "sauvée" et emmenée dans ce qu'elle croyait être un endroit sûr. Même alors qu'elle recherche de nouvelles provisions, la voix de son ancienne camarade Kay retentit grâce à l'oreillette qu'elle possède depuis son départ. Et, d'un ton désespérée, Kay lui murmure quatre mots, qu'Amy espérait ne jamais entendre : Dr. Reynolds détient Baby. Une course contre la montre démarre, car Baby est en grand danger, sa vie est menacée par le docteur qui a aidé à la fin du monde. Pour sauver la vie de Baby, Amy va devoir se rendre jusqu'à Fort Black, une ancienne prison transformée en une colonie de survivants où elle devra trouver Ken - le frère de Kay - car il détient la solution pour la survie de Baby. Mais avant qu'elle puisse faire quoi que ce soit, elle devra survivre dans le plus sombre des endroits. Le moindre faux pas coûterait non seulement la vie de Baby et d'Amy mais menacerait également la survie des gens dans le Monde d'Après.

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