jeudi 19 juillet 2018

Le destin de l'assassin, de Robin Hobb


On se retrouve aujourd’hui avec la chronique du roman que j’attendais le plus ces derniers mois. C’est aussi celui que j’avais le moins envie de lire, ce qui explique les quelques semaines écoulées entre sa parution et cette chronique. Certains trouveront cela assez paradoxal, sans doute, mais quand on a passé autant d’heures dans pareil univers en compagnie de tels personnages, qu’il est difficile d’affronter la perspective d’en avoir définitivement terminé. C’est un peu comme de dire adieu à des amis de longue date.

Je m’étais promis de prendre le temps de savourer ce dernier tome, et je m’y suis tenue sur à peu près un tiers du livre, ensuite, c’était mort. Parce que c’est l’extraordinaire dénouement d’une saga d’exception que Robin Hobb nous propose là. On retrouve Fitz à bord de Paragon, en route pour Clerres où il espère venger sa fille et tenir la promesse qu’il a faite au Fou de détruire cette cité maudite. De son côté, Abeille rencontre enfin les Quatre et découvre leur soif de pouvoir et la manière dont ils exploitent les prophéties pour arranger le monde à leur manière. Les choses s’enchaînent sans qu’on ait le temps de souffler, un mort, puis deux et voilà qu’à peine passée la moitié du livre, on croirait le dénouement venu !

C’est bien mal connaître Robin Hobb. Parce que par la suite, on passe par toutes les émotions : la tristesse, le soulagement, la joie, la colère, la tristesse encore, l’émerveillement. Fitz et le Fou ont une destinée, ça on le sait depuis longtemps et même si le Changeur leur a souvent permis de lui échapper, cette fois elle les rattrape bel et bien. Mais j’avais tellement peur que cette fin ne soit pas réussie, tellement peur... Si vous êtes comme moi, je vous rassure tout de suite, elle est à la hauteur, sans aucun doute possible, mais j’aime autant vous prévenir : préparez les mouchoirs ! J’ai pleuré non stop pendant les cinquante dernières pages et aussi quelques heures plus tard, en repensant à ces deux destinées.

Et maintenant ? Je me sens un peu perdue. J’ai du mal à réaliser que c’est fini, que je ne passerai plus de temps en compagnie de Fitz ni surtout du Fou dans les Six-Duchés, qu’il n’y aura plus de Vivenefs ralliant le Désert des Pluies, que je ne saurai pas ce que devient Abeille dans le royaume des Montagnes ni les dragons de Kelsingra. Mais la boucle est bouclée, c’est vraiment le cas de le dire et peut-être qu’en écrire davantage serait trop en faire. Ma seule consolation, c’est Abeille qui l’exprime le mieux : “C’est toi qu’il veut, pas moi !” En effet, et ils chassent ensemble à présent...

Note : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Plus d'informations

Le Fou et l'Assassin, tome 6 : Le destin de l'assassin, de Robin Hobb
Editions Pygmalion (2018) - 624 pages - Support numérique - Fantasy

Lorsque les Quatre et leurs Serviteurs s'attaquent à Flétribois et enlèvent la fille de Fitz, ils mettent en branle des forces impossibles à arrêter. L'ancien assassin royal, croyant Abeille disparue à jamais, se lance à l'assaut de leur citadelle, accompagné du Fou. De Kelsingra au fleuve du désert des Pluies en passant par les îles Pirates, le Prophète blanc et son Catalyseur sont prêts à tous les sacrifices pour mener à bien leur vengeance. Abeille, quant à elle, est en vie et refuse le sort que ses ravisseurs lui réservent. Si elle a espéré leur échapper et retrouver les siens, elle décide finalement de les anéantir, quitte à les accompagner dans leur ruine. Les Blancs ont accès à des rêves prémonitoires, certes, mais rien ne les avait préparés aux Loinvoyant. Car l'instinct de survie sans faille de cette famille n'a d'égal que sa capacité de destruction dans le détail.

Site de l'auteur : http://www.robinhobb.com/

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