dimanche 7 août 2022

La crue, de Michael McDowell


On se retrouve aujourd’hui avec La crue, le premier tome d’une saga qui a beaucoup fait parler d’elle, à savoir Blackwater, de Michael McDowell. Une saga conçue pour être publiée en six feuilletons, un par mois, au milieu des années 80, et que les éditions Monsieur Toussaint Louverture ont proposée en poche en France au printemps dernier, au rythme d’un épisode tous les quinze jours. Une saga dont l’auteur américain était le co-créateur de Beetlejuice et de L’Étrange Noël de Monsieur Jack.

Nous sommes en 1919. L’eau a envahi les rues de Perdido, une petite bourgade du nord de l’Alabama. Les maisons sont inondées et les scieries, qui constituent la principale source de revenus des habitants de la ville, aussi. Oscar Caskey, héritier d’une des plus grandes familles du coin, décide d’aller voir l’étendue des dégâts en barque avec son employé. Ils découvrent alors, dans un hôtel en principe évacué, une mystérieuse jeune femme du nom d’Elinor, qui prétend avoir été oubliée et être là depuis quatre jours. Ramenée en lieu sûr, elle va peu à peu s’immiscer dans la famille.

Blackwater est une saga familiale mais pas seulement. L’aspect fantastique du récit est annoncé partout, mais attention, quand on en lit comme moi depuis le berceau ou presque, il est quand même très léger, en tout cas dans ce premier tome. On découvre la famille Caskey, dont Mary-Love est la matriarche. Elle vit avec son fils Oscar et sa fille Sister. La maison voisine est occupée par l’oncle James et sa propre enfant, la petite Grace. L’arrivée d’Elinor, sous le charme de laquelle toute la ville va bientôt tomber, va chambouler leur quotidien.

Une petite communauté repliée sur elle-même dans un coin paumé, un élément perturbateur et petit à petit, le fantastique qui s’incruste dans la vie de ses membres. Cela ne vous rappelle rien ? Oui, il y a un peu de Stephen King là-dedans, juste un petit peu. Parce qu’en dehors d’une scène dans une maison qui pourrait être hantée, cela manque sacrément de tension tout ça quand même. C’est… gentillet, disons. Il est davantage question de jalousie et de rivalité que de surnaturel ou d’horreur.

Il m’a en outre manqué un vrai personnage principal dont on suivrait le point de vue. L’histoire nous est racontée de manière assez plate, sans réelle émotion, et de ce fait, on ne s’attache pas vraiment. On est curieux de l’identité d’Elinor, évidemment, mais je ne me suis pas sentie concernée plus que ça par ce qu’il se passait dans ce premier tome. L’atmosphère est assez réussie, mais il ne fait que 250 pages et j’ai envie de dire heureusement, car j'aurais sans doute fini par m'ennuyer ferme ! Je donnerai sa chance au second tome mais je suis, pour le moment, plutôt dubitative face à tout le battage médiatique effectué autour de cette saga.

Note : ☆☆

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Blackwater, tome 1 : La crue, de Michael McDowell
Mr Toussaint Louverture (2022) - 259 pages - Support numérique - Fantastique & Horreur

Pâques 1919, alors que les flots menaçant Perdido submergent cette petite ville du nord de l'Alabama, un clan de riches propriétaires terriens, les Caskey, doivent faire face aux avaries de leurs scieries, à la perte de leur bois et aux incalculables dégâts provoqués par l'implacable crue de la rivière Blackwater. Menés par Mary-Love, la puissante matriarche aux mille tours, et par Oscar, son fils dévoué, les Caskey s'apprêtent à se relever… mais c'est sans compter l'arrivée, aussi soudaine que mystérieuse, d'une séduisante étrangère, Elinor Dammert, jeune femme au passé trouble, dont le seul dessein semble être de vouloir conquérir sa place parmi les Caskey.

vendredi 5 août 2022

La cour des ouragans, de Victor Dixen


C’est au mois de mai dernier que Victor Dixen est revenu avec le dernier tome du premier cycle de sa saga Vampyria, La cour des ouragans. A priori, la fin d’une histoire avant le début d’une autre, consacrée cette fois à Rafael. Mais nous verrons cela plus tard, ce qui nous intéresse ici, ce sont les aventures de Jeanne aux Amériques ! Attention, spoilers, vous lisez la suite à vos risques et périls.

Car c’est sur les mers que l’Immuable l’a envoyée accomplir sa nouvelle mission : épouser un mystérieux flibustier et obtenir de lui un joyau dont il a absolument besoin pour permettre aux vampires de ne plus craindre la lumière du jour. Jeanne réalise rapidement qu’elle doit contrecarrer les plans de Louis pour le compte de la Fronde et tenter d’enrôler Pâle Phoebus dans sa lutte contre les vampires, mais ce ne sera pas si simple. Elle risque d’y perdre son identité, pour ne pas dire sa vie.

Sur le papier, ce troisième tome s’annonçait passionnant. Dans la vraie vie, un événement est venu me gâcher tout le plaisir dès la fin du premier tiers, et je n’ai jamais vraiment réussi à le surmonter. En effet, lorsqu’elle rencontre son pirate, Jeanne découvre qu’elle n’est pas la seule postulante au rôle d’épouse et qu’elle va devoir se battre contre les autres pour obtenir sa main. Après Phobos et Serena McGee, bienvenue dans la nouvelle émission de télé-réalité de Victor Dixen ! Sincèrement, en 2022, mettre en scène cinq jeunes femmes qui s’étripent pour obtenir les faveurs d’un homme, fallait oser.

À compter de ce moment-là, il m’a fallu attendre le dernier quart du roman pour retrouver un semblant d’intérêt pour l’histoire. Victor Dixen revient à plus de références historiques, avec notamment le thème de l’esclavage et l’arrivée d’un personnage contemporain de Louis XIV. Il développe l’aspect alchimique de son univers aussi. Jeanne fait de terribles découvertes sur elle-même et sur ses parents, et va devoir à nouveau faire des choix. Même si j’avoue que le final est un poil frustrant, quand on sait que le cycle à venir ne sera pas consacré à cette héroïne.

Au final, j’en sors avec un sentiment très mitigé. Le style de l’auteur reste fluide et très visuel, avec des personnages attachants et intéressants mais, si j’ai aimé certains aspects du récit, d’autres m’ont fait bondir et j’ai eu bien du mal à passer outre. Je suis déçue et pas sûre de lire la suite, je crains qu’elle ne soit trop centrée sur les déboires sentimentaux de Rafael !

Note : ☆☆

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Vampyria, tome 3 : La cour des ouragans, de Victor Dixen
Editions Robert Laffont (2022) - 584 pages - Support numérique - Ados & YA

Un océan à feu et à sang. Le commerce avec les Amériques, qui depuis des siècles assure la richesse de la vieille Europe vampyrique, est menacé par des hordes de pirates. Le plus sinistre d’entre eux, le capitaine Pâle Phœbus, sème un vent de terreur sur toute la côte Atlantique. Louis XIV l’Immuable ordonne à sa protégée Diane d’épouser ce flibustier sanguinaire afin d’en faire un corsaire à la solde de la France.
Un cœur à la dérive. Diane se nomme en réalité Jeanne : c’est une roturière qui sert secrètement la Fronde. L’organisation rebelle lui demande elle aussi de séduire Pâle Phœbus, mais pour l’enrôler dans la lutte contre le joug des vampyres. Quelle que soit l’issue, le destin de la jeune fille ne lui appartient plus. Est-elle Diane ? Est-elle Jeanne ? A moins que les ouragans n’emportent tous ses masques, pour révéler un terrifiant visage qu’elle n’a jamais osé regarder en face…

Le site de l'auteur : http://victordixen.com/

dimanche 24 juillet 2022

Le baptême des ténèbres, de Ghislain Gilberti


Deuxième excursion dans l’univers de Ghislain Gilberti et encore un excellent moment de lecture passé aux côtés du commissaire Cécile Sanchez de l’OCRVP, l’Office Central pour la Répression des Violences aux Personnes. Et cette fois, plus aucun doute possible : quand il s’agit de créer des grands méchants, l’auteur franc-comtois se hisse sans peine à la hauteur des experts du genre, français ou étrangers. Le baptême des ténèbres est un condensé d’adrénaline, un thriller prenant et oppressant.

On y retrouve l’un des deux personnages principaux du Festin du serpent, Cécile Sanchez, confrontée à un tueur en série surnommé le “Ramoneur”, en raison du traitement qu’il réserve à ses victimes, toutes féminines. Alors j’aime autant vous prévenir tout de suite, âmes sensibles s’abstenir ! Si l’on est pas dans la complaisance, certaines scènes sont néanmoins assez gores pour faire frémir les plus endurcis. Elles servent le récit, certes, mais l’auteur ne nous épargne aucun détail glauque car avant de mourir, ces pauvres femmes ont subi une lente agonie.

Gilberti est direct, il va à l’essentiel. C’est un roman très sombre, qui va très loin dans la violence d’un malade mental qui a totalement vrillé mais dont l’intelligence donnera du fil à retordre aux enquêteurs. Une vraie descente aux enfers dont une bonne partie se déroule dans les souterrains de Paris, ce qui ne fait que renforcer l’impression du lecteur d'étouffer, par moments. Sans parler de la vraisemblance qu’il réussit à insuffler à son histoire, grâce à une analyse psychologique poussée, des détails sur certaines drogues ou encore sur les galeries qui sillonnent le sous-sol parisien. Tout cela fait froid dans le dos !

Si l’intrigue est peut-être un peu moins originale que celle du tome précédent, on est très vite emporté par la détermination de Cécile à arrêter le boucher auquel elle est confrontée. C’est un personnage que j’aime beaucoup, opiniâtre et d’apparence solide, mais profondément humaine. Comme un journal le titre à la fin : “La traque du Mal a un prix” dont notre héroïne devra s’acquitter, ce qui lui donne encore plus de substance et de crédibilité.

En deux romans, Gilberti nous prouve qu’il en a sous le talon, c’est à se demander ce qu’il nous réserve ensuite. Le baptême des ténèbres est un thriller de haut vol, noir, glauque, sans longueur ni redondances, qui nous entraîne dans les méandres tortueux d’un cerveau pas comme les autres, amateur de Lewis Carroll et de son Alice au pays des merveilles. Mais attention, si vous tentez l’aventure, vous suivrez le lapin blanc à vos risques et périls !

Note : 

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Cécile Sanchez, tome 2 : Le baptême des ténèbres, de Ghislain Gilberti
Editions La Mécanique Générale (2017) - 549 pages - Support papier - Thrillers & Polars

Cécile Sanchez, commissaire de police spécialisée en criminologie, en analyse comportementale et en interprétation du langage non verbal, dirige une section d’élite de l’OCRVP, l’Office central pour la répression des violences aux personnes. Elle traque les criminels les plus dangereux et déviants de l’Hexagone. Entourée par un médecin-légiste aussi compétent qu’excentrique, un groupe méticuleux de la police scientifique et une section d’assaut structurée en meute, Sanchez devra cette fois percer les arcanes d’un tueur au psychisme atypique. Celui qui est rapidement surnommé « le Ramoneur » au sein des services de police, à cause de son penchant pour pénétrer ses victimes à la lame, signe ses actes en dessinant sur les visages des suppliciées un masque mortuaire à l’esthétique sanglante. Alors que les enquêteurs luttent pour travailler à couvert, en retardant au maximum la fièvre médiatique, le tueur va accélérer la cadence et modifier son mode opératoire jusqu’à atteindre un niveau de barbarie insoutenable. Au fil des investigations, la commissaire va plonger au cœur d’un dossier ténébreux. Heureusement, un spécialiste des profondeurs va la rejoindre en chemin et jouer le rôle d’un Virgile des temps modernes.

La page Facebook de l'auteur : https://www.facebook.com/ghislain.gilberti/

mercredi 20 juillet 2022

Les jardins de la lune, de Steven Erikson


Voilà une décalogie dont le premier tome est paru il y a plus de vingt ans. Une saga qui a eu bien du mal à se faire une place en France jusqu’à ce que les éditions Leha prennent le taureau par les cornes en 2018. Nouveau titre, nouvelle traduction d’Emmanuel Chastellière, partons à la découverte d’un univers extrêmement dense, celui de l’empire malazéen, avec Le Livre des Martyrs, tome 1 : Les jardins de la lune, de Steven Erikson.

Le récit prend place dans l’empire malazéen, un empire expansionniste dont l’impératrice commence à ne plus faire l’unanimité. Guerre, luttes intestines et complots en tous genres, les soldats sont épuisés, les mages décimés et quand les dieux décident de s’en mêler, ça commence à sentir mauvais. J’ai lu de très bonnes choses sur cette saga, mais beaucoup s’accordent à dire qu’il s’agit d’une histoire exigeante. De part la densité de l’univers, de part la complexité de l’intrigue, de part le nombre de personnages.

Ce sont autant de choses que j’apprécie en général et je me suis donc lancée dans ce premier tome avec curiosité. J’en ressors avec un sentiment un peu mitigé, je dois dire. Les personnages sont, il est vrai, très nombreux. Soldats, voleurs, magiciens, divinités, créatures… D’un camp, de l’autre, ou encore sans camp et poursuivant leurs propres objectifs. On alterne les points de vue et c’est parfois compliqué mais on finit par s’y faire. Cependant, ce qui m’a gênée, c’est qu’ils ont beau être plutôt bien construits, ils sont tellement nombreux qu’au final, je ne me suis vraiment attachée à aucun et ça, c’est dommage.

Second bémol, la complexité de l’intrigue. J’aime pourtant ça, d’habitude, mais à plusieurs reprises, je l’ai trouvée inutilement compliquée, voire un peu brouillonne par moments. Comme si l’auteur ne voulait pas nous donner les clefs trop vite et préférait nous laisser patauger un peu. Pendant les trois-quarts du récit, on ne comprend pas très bien quels sont les objectifs des uns et des autres. On voit bien qu’ils complotent dans tous les sens et chacun dans leur coin, mais on ne sait pas quel but ils poursuivent et c’est assez frustrant. Sans parler des interventions divines qui complexifient encore les choses…

Cela étant dit, ne vous y trompez pas, je ne suis pas passée complètement à côté non plus ! J’ai aimé l’univers très riche et son système de magie, même si j’ai encore un peu du mal à l’appréhender, je crois. J’ai aimé l’absence de manichéisme, les divinités directement intégrées à l’histoire ainsi que la montée en puissance de l’intrigue. Au final, on sent bien que ce n’est qu’une introduction à un énorme univers et je lirai probablement le tome suivant, même si ce ne sera sans doute pas pour tout de suite.

Note : ☆☆

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Le Livre des Martyrs, tome 1 : Les jardins de la lune, de Steven Erikson
Editions Leha (2018) - 628 pages - Support numérique - Fantasy

Dans un monde qui a vu naître et disparaître d'innombrables races et civilisations, l'empire malazéen étend implacablement sa domination, soumettant des continents entiers les uns après les autres, grâce à la discipline de ses armées et la supériorité de ses mages de guerre. Mais la loyauté de ses soldats, abandonnés et trahis par leur impératrice, est mise à rude épreuve. Perdus, abandonnés et déchus, les fidèles de l'empire vont devoir tenter de survivre, entre sacrifices et dangers mortels. Un complot bien plus vaste se joue en toile de fond. D'anciennes forces terrées dans l'ombre semblent se réveiller, prêtes à tout pour regagner leur splendeur passée. Regroupés sous la coupe du jeu des dragons, dieux et ascendants, sorciers et chamans, Eleints et changeurs de formes, tirent les ficelles d'un drame qui, transcendant les conflits des simples mortels, se joue à l'échelle du temps lui-même. Avec un enjeu de taille : la suprématie totale.

jeudi 30 juin 2022

Druide, d'Oliver Peru


Voilà un roman qui traîne dans ma PAL numérique depuis un bout de temps. Un roman au quatrième de couverture accrocheur, plébiscité par les amateurs de fantasy lors de sa sortie. Un roman qui me laisse pourtant un sentiment mitigé, car si l’intrigue tient ses promesses, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages. Et je constate que c’est malheureusement le cas de plus en plus souvent.

On entre vite dans le vif du sujet. Obrigan est un druide dépêché sur les lieux de terribles meurtres au cœur d’une citadelle où plusieurs dizaines de soldats ont été atrocement mutilés. Prétexte à une guerre annoncée entre deux royaumes du Nord, ce crime immonde lui apparaît très vite comme n’ayant pas pu être perpétré par des Hommes. Chargé d’élucider ce mystère tout autant que d’éviter la guerre, notre maître-loup va découvrir des secrets enfouis depuis des siècles, qui vont remettre en cause toutes ses croyances.

La première partie du roman est assez réussie. Des découvertes sanglantes, des monstres, du suspens, des druides et cette forêt qui est presque un personnage à elle toute seule… Je me suis laissée charmée. Malheureusement, le siège de la Cité-Racine suit un schéma très répétitif qui finit par lasser : l’ennemi attaque la nuit et on compte les morts au matin, Obrigan trouve un indice et ça recommence comme ça 4 ou 5 fois pendant 250 pages. J’ai fini par m’ennuyer ferme. Heureusement, les fils de l’intrigue se dénouent avec un peu plus de dynamisme, mais le mal était fait.

L’univers est pourtant fort sympathique, avec ses différentes castes de druides, sa forêt, sa cicatrice, ses royaumes en guerre depuis toujours, son passé épique… Mais outre l’aspect redondant de l’intrigue, j’ai aussi trouvé que les personnages étaient assez plats dans le sens où, en dehors du prince Jarekson, ils n’ont qu’une facette. Ils évoluent par la force des choses, certes, mais je n’ai pas réussi à m’attacher à eux, pas même à l’unique femme du récit qui se retrouve hantée par les souvenirs d’un homme et se comporte comme tel la quasi totalité du temps.

En conclusion, si je ne dénie pas de belles qualités à ce roman, notamment en ce qui concerne l’univers qu’il nous propose, ce n’est pas une lecture qui me laissera un souvenir impérissable. Les personnages ont un petit côté insipide et les redondances de l’intrigue finissent par ennuyer. La plume de l’auteur est aussi très narrative - on nous raconte les événements plutôt que de nous les faire vivre - et si cela ne m’a pas dérangée outre mesure, je pense que cela peut en effrayer certains. Un livre divertissant mais sans plus.

Note : ☆☆

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Druide, d'Oliver Peru
Editions Eclipse (2010) - 511 pages - Support numérique - Fantasy

1123 après le Pacte. Au nord vivent les hommes du froid et de l'acier, au sud errent les tribus nomades et au centre du monde règnent les druides. Leur immense forêt millénaire est un royaume d'ombres, d'arbres et de mystères. Nul ne le pénètre et tous le respectent au nom du Pacte Ancien. Les druides, seigneurs de la forêt, aident et conseillent les hommes avec sagesse mais un crime impensable bouleverse la loi de toutes les couronnes : dans la plus imprenable citadelle du Nord, quarante-neuf soldats ont été sauvagement assassinés sans que personne ne les entende seulement crier. Certains voient là l'oeuvre monstrueuse d'un mal ancien, d'autres usent du drame comme d'un prétexte pour relancer le conflit qui oppose les deux principales familles régnantes. Un druide, Obrigan, et ses deux apprentis ont pour mission de retrouver les assassins avant qu'une nouvelle guerre n'éclate. Mais pour la première fois, Obrigan, l'un des plus réputés maître loup de la forêt, se sent impuissant face à l'énigme sanglante qu'il doit élucider… Chaque nouvel indice soulève des questions auxquelles même les druides n'ont pas de réponses. Une seule chose lui apparaît certaine : la mort de ces quarante-neuf innocents est liée aux secrets les plus noirs de la forêt.