mardi 4 août 2020

VE.RI.TAS, de Isabelle Fourié


Sur eTemporel, les chroniques de romances se comptent sur les doigts d’une main. S’il y a bien un genre qui me fait sortir de ma zone de confort, c’est celui-ci. Je n’y peux rien, cela ne m’intéresse pas. Je m’y essaie de temps en temps, presque par accident, mais c’est rarement une réussite, surtout quand il n’y a pas de contexte. J’ai pourtant lu les deux premiers tomes de l’intégrale de la saga Le chardon et le tartan dont est adaptée la série Outlander et j’ai adoré, mais le contexte historique y est pour beaucoup et le personnage de Claire est une telle réussite qu’il est difficile de rester indifférent. En dehors de cela, les trois quarts du temps, je trouve les romances niaises et sans intérêt.

Ceci étant posé, il y a quand même des fois où la curiosité l’emporte sur la frilosité. Il se trouve que j’ai rencontré - virtuellement, s’entend - Isabelle Fourié sur un forum d’écriture. À l’époque, elle n’était pas encore éditée et elle écrivait des histoires à mi-chemin entre science-fiction, fantastique et fantasy. Il y traînait bien quelques petits zestes de romance, mais ce n’était pas le genre principal et elle me faisait voyager. Quand VE.RI.TAS est sorti l’année dernière, il était évident que je finirais par le lire, romance ou pas. Il m’a quand même fallu un an pour me décider à découvrir l’histoire d’Astrid et Léo.

C’est donc l’histoire de deux étudiants de Harvard. Astrid est française. Très introvertie suite à la mort de ses parents dans un accident de voiture quand elle avait neuf ans, elle veut prendre un nouveau départ. Léo est l’archétype du sportif américain, beau gosse et coureur de jupons. Il étouffe sous l’emprise d’une famille à tendance mafieuse carrément envahissante qui cherche à le marier. Alors quand il rencontre Astrid à bord de l’avion qui l'emmène à Harvard, il lui propose de jouer le rôle de sa petite-amie, pour de faux. Je vous le donne en mille, ça va partir en cacahuète !

J’ai détesté Léo dès les premières pages, il est juste insupportable ! Très imbu de lui-même, il considère les femmes comme de la chair fraîche et n’a d’autres mots à la bouche que baiser, bite, pétasse, putain et autres joyeusetés du même acabit. Pardon pour vos petits yeux mais très sincèrement, j’ai failli tout poser là et aller voir ailleurs. Au fil de l’intrigue, on se rend compte que c’est en partie une façade et un genre qu’il se donne. Il n’empêche, il ne m’a pas tellement fait fantasmer, pour le coup.

Heureusement, Astrid est beaucoup plus intéressante. Meurtrie, c’est une fille assez paradoxale qui fait des crises d’angoisse pour un rien tout en étant bien décidée à se débarrasser de toutes les casseroles qu’elle se traîne et à s’ouvrir à la vie et à l’amour, y compris physique. Elle m’a touchée d’emblée, tout comme les relations qu’elle entretient avec sa sœur aînée ou son amie Hannah. Son côté entier, fragile et en même temps déterminée. Pour moi, elle porte toute l’intrigue sur ses épaules et j’aurais nettement préféré qu’elle soit l’unique narratrice de cette histoire.

La plume d’Isabelle Fourié est agréable et fluide, même si j’aurais apprécié que l’intrigue familiale des deux protagonistes soit plus développée que leurs ébats amoureux. Pourquoi avoir attendu les toutes dernières pages pour nous expliquer ce qui sépare Astrid de sa grand-mère et Léo de la sienne ? C’est dommage, tout le contexte était là, ne demandant qu’à être développé, et on passe un peu à côté. Au final, un roman à réserver aux amateurs de romance pure, qui n’ont pas peur des scènes crues ni d’un peu de vulgarité et qui n’attendent rien d’autre… ben, qu’une romance, quoi ! 😉

Plus d'informations

VE.RI.TAS, de Isabelle Fourié
Editions Black Ink (2019) - 329 pages - Support numérique - Contemporaine (romance)

Bienvenue à Harvard. Hockeyeur vedette de l’équipe universitaire, Léo est le stéréotype de l’étudiant populaire. Beau, riche et arrogant, il est le fantasme de la gent féminine et use de son charme pour obtenir ce qu’il veut. Tout semble lui sourire. Pourquoi proposer un marché des plus étranges à la belle mais glaciale Astrid ? Pourquoi accepte-t-elle de jouer sans contrepartie sa petite amie factice ? Indubitablement attirés l’un vers l’autre, cette histoire va rapidement les dépasser. Les mensonges derrière lesquels ils se cachent résisteront-ils bien longtemps ? La vérité brisera-t-elle ce lien inattendu mais si particulier qui les unit ?

Le site de l'auteur : https://isabellefourie.home.blog/

vendredi 31 juillet 2020

Le festin du serpent, de Ghislain Gilberti


On se retrouve aujourd’hui avec un nouveau thriller et un auteur que j’ai découvert à l’occasion de cette lecture, Ghislain Gilberti. Le festin du serpent est son premier roman. Premier tome d’une trilogie, il est paru en 2013 aux éditions Anne Carrière et j’ai été littéralement bluffée par cette intrigue si maîtrisée. Un vrai page-turner !

Ma lecture précédente, Un(e)secte de Maxime Chattam, mettait déjà en scène deux enquêteurs, sauf que ça n’a rien à voir. Ceux de Gilberti sont d’une tout autre trempe. Cécile Sanchez, pour commencer. Elle est commissaire de police à l’OCRVP (Office Centrale pour la Répression des Violences aux Personnes) et elle enquête sur un tueur en série qui éviscère ses victimes avant de les abandonner, exsangues, dans des baignoires d’hôtels. Psychologue criminelle, elle nous entraîne dans la tête du tueur mais aussi de ses victimes, à tel point que c'en est effrayant. Un personnage que j’ai beaucoup aimé.

En face d’elle, il y a Ange-Marie Barthélemy, commissaire à l’antiterrorisme, sur les traces d’un groupe islamiste ultra-violent dont trois cellules viennent de s’installer à Paris et d’y faire un carnage. C’est un personnage d’abord assez froid qui ne s’est jamais remis du décès de sa femme, que j’aurais aimé voir un peu plus développé d’ailleurs. Les chapitres alternent entre leurs deux points de vue et leurs enquêtes. Deux traques hyper rythmées et aussi intéressantes l’une que l’autre, qui finiront par se rejoindre au gré d’une intrigue commune et grâce à un dénominateur commun que je n’avais pas vu venir.

Tueur en série, terroristes et trafiquants de drogue… Cela aurait pu faire trop, le genre d’intrigue dans la surenchère auxquelles on a souvent du mal à croire. Sauf que pas du tout, car tout est maîtrisé à la perfection dans ce bouquin, avec un soucis de réalisme rare. Le travail de recherche est impressionnant et les multiples facettes de ces deux enquêteurs nous rivent aux pages qui se tournent presque toutes seules et à toute vitesse. On a bien du mal à le lâcher, d’autant que l’auteur se paie le luxe de délivrer un beau message de tolérance envers l’islam.

Ainsi, Gilberti évite tous les pièges et pour un premier roman, chapeau bas ! J’ai beaucoup aimé et j’ai vraiment hâte de découvrir la suite, ainsi que sa progression en tant qu’auteur, dans cette trilogie mais aussi dans la suivante ! Un auteur que vous devriez retrouver très vite sur eTemporel.

Note : ★★★★

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Saga Cécile Sanchez, tome 1 : Le festin du serpent, de Ghislain Gilberti
Editions Pocket (2015) - 699 pages - Support papier - Thrillers & Polars

Cécile Sanchez, commissaire de police spécialisée en criminologie, traque les criminels les plus dangereux et les plus déviants qui sévissent dans l'Hexagone. À la tête d'une section d'élite de l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), elle est confrontée à un tueur particulièrement brutal, qui éviscère ses victimes avant d'emporter leurs organes.
Ange-Marie Barthélemy, figure légendaire de l'antiterrorisme, traque avec son équipe un groupuscule islamiste radical, ultra-violent, qui parcourt les grandes villes d'Europe : les membres d'An-Naziate - les "Anges qui arrachent les âmes" - ne laissent dans leur sillage que mort, ruines et chaos. Depuis quelques mois, ils sont de retour sur le territoire français : un massacre en plein Paris met le feu aux poudres, et une chasse impitoyable est lancée.
Ces deux affaires délicates, apparemment sans rapport, vont pourtant se croiser et plonger les enquêteurs dans la plus grande confusion. Il va falloir percer ces ténèbres pour découvrir la sinistre vérité. Cécile et Ange-Marie vont apprendre à leurs dépens que le mal ne connaît pas de limites et qu'il n'a pas toujours le visage qu'on attend.

La page Facebook de l'auteur : https://www.facebook.com/ghislain.gilberti/

mercredi 22 juillet 2020

Un(e)secte, de Maxime Chattam


J’ai découvert Maxime Chattam avec Le sang du temps, qu’une collègue m’avait prêté. À la suite de cette lecture, j’ai dévoré presque toute sa bibliographie et il est très vite devenu l’un de mes auteurs préférés en termes de thrillers. Malheureusement, depuis quelques années, je suis déçue par ses publications qui manquent cruellement d’intensité à mon goût et Un(e)secte ne fait pas exception à la règle. J’en suis la première affligée, notez bien. Décortiquons un peu tout ça…

Tout commence par un prologue assez dérangeant, surtout pour l’entomophobique que je suis ! Il nous donne un aperçu de ce qui nous attend, ou du moins il devrait car en réalité, on est loin du compte. Kat est détective privé à New York, elle enquête sur la disparition d’une jeune femme qu’elle soupçonne très vite d’être tombée sous influence. Atticus est flic à Los Angeles, il est en perte de vitesse lorsqu’il se voit confier une affaire atypique : un corps rongé par des insectes en l’espace de quelques heures à peine, ce qui est en principe totalement impossible. Vous vous en doutez, les deux cas finiront par converger, les deux héros par se rencontrer et par tomber… Non, pas d’histoire d’amour là-dedans, Dieu merci !

En revanche, l’intrigue est très classique et le sujet en lui-même ne suffit pas à remporter les suffrages. Maxime Chattam essaie de nous expliquer en postface que tout cela est plausible, voire probable car de nombreuses études sont en cours. Soit. Sauf qu’à aucun moment, il n’a réussi à convaincre tout à fait la peureuse des insectes que je suis. C’est quand même un comble, sachant que le terreau était sacrément fertile ! Je craignais ce livre, entre son titre, sa couverture et les retours que j’avais lus sur le prologue. J’ai repoussé sa lecture pendant des semaines et au final… Rien, ou pas grand chose.

Du côté des personnages, si Kat a su me toucher par ses contradictions, j’ai eu plus de mal avec Atticus qui m’a semblé manquer de naturel, comme un pantin qu’on aurait du mal à animer. Leur duo est plutôt sympathique, mais on n’a pas vraiment le temps d’en profiter. Le dénouement est trop rapide et sans réelle surprise, car on devine facilement où l’auteur veut nous emmener. Il soulève pourtant nombre de questions intéressantes sur les dérives de notre société, le problème de la surpopulation, la solitude et les laissés-pour-compte.

Au final, cette histoire avait un énorme potentiel, mais elle souffre à mon sens d’un gros problème de rythme. L’intrigue met un temps fou à se mettre en place pour s’achever en deux coups de cuillère à pot. En outre, j’attendais plus de Maxime Chattam, plus d’insectes, plus de peur, plus d’intensité. Ses romans me paraissent de plus en plus édulcorés, comme s’il essayait de plaire au plus grand nombre au mépris de son identité, celle qu’il affichait au moment de la Trilogie du Mal en tous cas. Et c’est bien dommage, car c’était cet auteur qui me plaisait !

Note : ★★☆☆

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Un(e)secte, de Maxime Chattam
Editions Albin Michel (2019) - 454 pages - Support numérique - Thrillers & Polars

Et si tous les insectes du monde se mettaient soudainement à communiquer entre eux ? À s'organiser ? Nous ne survivrions pas plus de quelques jours. Entre un crime spectaculaire et la disparition inexpliquée d'une jeune femme, les chemins du détective Atticus Gore et de la privée Kat Kordell vont s'entremêler. Et les confronter à une vérité effrayante. Des montagnes de Los Angeles aux bas-fonds de New York, un thriller implacable et documenté qui va vous démanger.

La page Facebook de l'auteur : https://www.facebook.com/ChattamMaxime/

samedi 11 juillet 2020

In the after, de Demitria Lunetta


Vous avez lu Bird Box, de Josh Malerman ? Eh bien, en commençant In the after, de Demitria Lunetta, je m’attendais un peu à lire le même genre d’histoire. Une jeune femme et une enfant cloîtrées dans leur maison pour échapper à des créatures affamées qui rôdent à l’extérieur. Au début, on n’en est pas si loin, la qualité en moins mais j’y reviendrai, et puis l’intrigue bascule insidieusement vers autre chose...

C’est l’histoire d’Amy, une survivante. Lorsqu’Ils ont débarqué et déferlé sur le monde pour dévorer la majeure partie de l’espèce humaine, elle était seule chez elle. Ses parents ne sont jamais revenus. Elle a dû encaisser le coup d’abord, puis apprendre à se débrouiller. Sans faire le moindre bruit, car ils ont une ouïe sur-développée et accourent au moindre son. Une chance, sa maison est protégée par un grillage électrifié et équipé de panneaux solaires ! Au cours d’une sortie à la recherche de nourriture, elle fait la connaissance d’une petite fille qui a l’air tout aussi isolée qu’elle et décide de la ramener chez elle.

La première partie du livre relate comment les deux filles, devenues aussi proches que des sœurs, vont ainsi survivre pendant trois ans. Très honnêtement, c’est celle qui m’a le moins plu, le hasard faisant un peu trop bien les choses, au détriment de la crédibilité. Et puis soudain, elles vont rencontrer d’autres survivants et c’est alors que le récit bascule dans la dystopie, devenant nettement plus passionnant. Car cette nouvelle communauté est beaucoup trop belle pour être honnête. Amy réalise bientôt qu’elle n’est d’ailleurs pas si belle et que cette société s’est reconstruite au dépens de pas mal de libertés.

Les péripéties s’enchaînent et on se surprend à tourner les pages presque sans s’en apercevoir. Alors il est vrai que l’intrigue est assez classique et attendue, certaines choses sont clairement prévisibles et pourtant, cela ne fonctionne pas si mal. Parce qu’il y a des choses qu’on ne comprend pas, qu’on ne devine pas, et qu’on a finalement très envie de savoir ! En outre, l’autrice nous offre une réflexion intéressante sur les dérives d’une société uniquement préoccupée par la survie, au dépens des libertés individuelles comme choisir un métier, ou encore quand et avec qui faire des enfants.

Le dénouement ouvre des perspectives intéressantes et j’avoue que j’ai bien envie de savoir comment ça va tourner, ce que je n’aurais pas parié à l’issue de ma lecture de la première partie. Alors, vous laisserez-vous tenter par une lecture sympathique et fluide pour commencer l’été ?

Note : ★★★☆

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In the after, tome 1, de Demitria Lunetta
Editions Lumen (2014) - 410 pages - Support numérique - Ados & YA

Ils entendent le plus léger des bruits de pas… Ils sont plus rapides que le plus dangereux des prédateurs… Et leur traque ne prendra fin qu’à votre dernier souffle ! Amy est devant sa télévision quand le pire se produit, quand ILS attaquent. New York, Paris, Tokyo… Des créatures sans pitié déferlent, et dévorent les humains. Personne ne sait d’où ils viennent mais une chose est sûre : la population de la planète décroît dramatiquement en quelques jours à peine. À l’abri de la grille électrifiée de sa maison, Amy parvient à leur échapper… mais pour combien de temps ? Elle qui a perdu tous les siens parvient tout de même à recueillir Baby, une petite fille qui a miraculeusement survécu aux crocs acérés des nouveaux maîtres du monde. Trois ans qu’elles survivent en autarcie, quand d’autres survivants commencent à se manifester. Elles pensent que leur enfer est terminé… mais il ne fait que commencer !

mardi 7 juillet 2020

Extincta, de Victor Dixen


Voilà déjà quelques mois qu’Extincta repose dans ma pile à lire. Déçue par Cogito, le précédent roman de Victor Dixen, j’ai pas mal tergiversé avec celui-ci, je l’avoue, mais le thème de l’urgence écologique me tient beaucoup à cœur et j’avais vraiment envie de découvrir cette histoire qui s’égrène comme un compte à rebours pendant plus de 600 pages. Récit de l’extinction de l’homo sapiens sapiens...

L’intrigue prend place dans le futur, à une époque où les pires prédictions climatiques se sont réalisées. La quasi totalité des espèces animales se sont éteintes et les derniers Hommes se sont réfugiés sur des terres qui sont tout sauf hospitalières. Ils ont oublié leur Histoire, leurs langues, leurs us et coutumes, et les ont remplacés par les leurs : des croyances et des usages destinés à faire renaître la déesse Terra de ses cendres. Mais hier, aujourd’hui ou demain, les Hommes seront toujours les Hommes, sous le joug de la justice du plus fort.

L’univers est vraiment bien construit, j’ai adoré. L’auteur m’a bluffée par sa capacité à nous proposer un monde qui est le nôtre finalement, mais tellement différent qu’il n’a plus grand chose en commun. C’est riche, dense et très visuel, plein de jolies trouvailles comme ces vieilleries appelées “livres”, notamment Les fleurs du mal, de Charles Baudelaire et le magnifique poème L’albatros. La symbolique a une grande importance dans ce livre, les messages transmis sont nombreux : réchauffement climatique, extinction des espèces, destruction de la planète sont autant de thèmes capitaux.

Du côté des personnages, on suit Astréa et Océrian. La première est une fille du peuple, une suante qui ramasse des algues jusqu’à l’épuisement. Le second est issu de la noblesse, un apex qui a perdu sa jambe et aussi son statut d’héritier du trône quand il était enfant. La rencontre sera violente et douce à la fois, intense et ô combien dramatique. Tous deux ont des caractères très forts, ils sont déterminés à obtenir ce qu’ils veulent (sauver son frère pour Astréa, et retrouver la place qui lui est due pour Océrian) et face à cette détermination, aucune histoire d’amour ne fait le poids.

Je la craignais, cette histoire d’amour, je sentais le truc bien gnangnan arriver et j’étais déçue d’avance ! Sauf que non, Victor Dixen s’est montré plus habile que ça et je l’en remercie vivement. Elle est là, cette histoire, mélange d’amour et de haine, mais elle n’écrase ni l’intrigue ni son dénouement. Au final, cela nous donne un roman que je recommande bien volontiers. Pari réussi pour l’auteur, plus qu’à attendre son prochain opus, d’ores et déjà annoncé à l’automne avec un nouveau changement de registre : La cour des ténèbres devrait nous parler de vampires, d’après ce que j’ai compris !

Note : ★★★☆

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Extincta, de Victor Dixen
Editions Robert Laffont (2019) - 601 pages - Support papier - Ados & YA

L'espèce humaine disparaîtra dans 255 heures. Les pires prédictions climatiques se sont réalisées, le Grand Effondrement a eu lieu et presque toutes les espèces animales se sont éteintes. Les Derniers Humains se sont réfugiés dans les Dernières Terres : un archipel rocailleux surgi des glaces, où ils survivent dans des cités-royaumes éparses. Accaparés par la lutte pour les maigres ressources, ils ignorent que l'ultime cataclysme est sur le point de balayer ce qu'il reste de l'espèce Homo sapiens. La dernière histoire d'amour s'écrira en lettres de feu. Née dans les bas-fonds de Viridienne, la cité-royaume pourrissante envahie d'algues, Astréa rêvait de se consacrer tout entière au culte de Terra. Mais sa foi vacille le jour où son frère est accusé de sacrilège et condamné à mort. Élevé derrière les remparts du castel, le prince Océrian était né pour régner. Mais un mystérieux accident lui arrache sa jambe et son honneur, l'écartant à jamais de la ligne de succession. Le destin va jeter ces assoiffés de justice l'un contre l'autre, embrasant leurs coeurs avant de consumer le monde. La flamme brûle plus fort juste avant de s'éteindre.

La site de l'auteur : http://victordixen.com/accueil